Le traumatisme d'une nuit de janvier 2024
La nuit du 6 janvier 2024 reste gravée dans la mémoire d'une famille de Soignies. Selon les éléments versés au dossier et présentés au tribunal correctionnel de Mons, le coiffeur venait de terminer sa journée et était chez lui avec son épouse et ses enfants lorsqu'un bruit fracassant a réveillé le foyer : leur véhicule, utilisé comme outil de travail par le chef de famille, était en flammes. Le feu a également atteint la voiture d'une voisine. L'intervention rapide des pompiers de Soignies a permis d'empêcher la propagation aux habitations.
Une vengeance comme mobile
Selon la partie civile et l'avocat Me Benzerfa, le mobile apparaît clairement dans le dossier : la vengeance. Les parents – victimes de l'agression – n'acceptaient pas qu'un jeune homme fréquente leur fille et avaient exprimé leur opposition. Le jeune homme en question avait, d'après l'accusation, proféré des menaces que les parents n'avaient pas considérées comme imminentes avant l'acte criminel.
« Ils vivent dans le stress depuis les faits », a souligné Me Benzerfa, qui représente les parties civiles.
Le prévenu, âgé d'à peine 20 ans aujourd'hui, était le seul majeur impliqué : les autres membres du groupe étaient mineurs au moment des faits et n'ont pas été renvoyés devant le tribunal correctionnel. Devant la cour, le principal accusé n'a pas contesté sa participation : il a reconnu avoir conduit ses comparses jusqu'au domicile du coiffeur. De l'essence aurait été achetée et utilisée pour asperger le véhicule avant l'incendie, qui a été filmé par les auteurs.
Conséquences matérielles et humaines
Le véhicule incendié servait au professionnel pour des rendez-vous à domicile : sa destruction constitue donc une perte matérielle et financière mais aussi un choc professionnel. Sur le plan humain, la famille a évoqué un stress persistant et a même envisagé, un temps, de quitter Soignies. Leur salon de coiffure, cependant, continue de fonctionner.
- Date des faits : 6 janvier 2024
- Lieu : domicile d'une famille à Soignies
- Impliqués : un majeur (aujourd'hui ~20 ans) et plusieurs mineurs (non renvoyés devant le correctionnel)
- Intervention : pompiers de Soignies, qui ont évité la propagation aux habitations
| Élément | Situation |
|---|---|
| Date | 6 janvier 2024 |
| Tribunal | Correctionnel de Mons |
| Principal prévenu | Âgé d'environ 20 ans aujourd'hui, a reconnu les faits |
| Mobile | Vengeance liée à une opposition parentale |
Une affaire qui questionne
Le dossier illustre plusieurs enjeux locaux : la vulnérabilité des travailleurs indépendants pour qui un véhicule est un outil professionnel, la violence juvénile et la manière dont les conflits personnels peuvent dégénérer. La réponse judiciaire — qui passe par l'examen en correctionnelle du seul majeur impliqué — souligne aussi la complexité des poursuites lorsque des mineurs sont concernés. Le délibéré et l'éventuelle peine prononcée devraient apporter des éléments de réparation pour les victimes et fixer des conséquences judiciaires claires pour les responsables.
À Soignies, l'incendie a laissé une empreinte : au-delà des dégâts matériels, la communauté se retrouve confrontée à la question de la sécurité et du vivre-ensemble, tandis que la famille continuera, comme l'a rappelé leur conseil, à ressentir les séquelles psychologiques de cette nuit.