Une vidéo choc, une enquête confiée à l’AIG
Le parquet du Brabant wallon a confirmé lundi l’ouverture d’une enquête judiciaire après la diffusion, dimanche, d’une séquence montrant un membre de la zone de police Nivelles‑Genappe donnant une gifle à une personne menottée. Selon le ministère public, les faits se sont déroulés samedi vers 18 h 20 le long de la chaussée de Mons, à Nivelles.
La vidéo, largement partagée sur les réseaux sociaux et reprise par divers médias, montre une personne menottée dans le dos, puis violemment giflée avant d’être poussée à l’intérieur d’un combi de la zone de police. Le parquet précise que l’agent à l’origine du geste est une policière de la zone.
Contexte de l’intervention
Le service de police était intervenu initialement pour un accident de roulage n’ayant causé que des dégâts matériels. Les deux conducteurs impliqués ne parvenaient pas à se mettre d’accord pour rédiger un constat amiable. Sur place, l’équipe a, selon le parquet, été confrontée à la rébellion de deux personnes. La séquence filmée se situerait à la fin de cette rébellion.
Procédure et acteurs de l’enquête
Le procureur du roi du Brabant wallon, Marc Rézette, a demandé l’ouverture d’une enquête pour coups par policier. Cette enquête a été confiée à l’Inspection générale de la police (AIG), organe compétent pour ce type de faits. Le parquet annonce qu’il communiquera davantage quand l’enquête sera terminée.
« Une enquête qui débute sur les réseaux sociaux n'est pas de nature à favoriser le travail d'investigation. »
Le procureur attire ainsi l’attention sur les risques liés au démarrage médiatique et numérique de procédures sensibles. Il recommande par ailleurs que toute personne estimant avoir été victime ou témoin de violences policières s’adresse au Comité P, organе indépendant habilité à recueillir ce type de plainte.
Déroulé factuel résumé
| Date | Heure | Lieu | Objet | Acteurs |
|---|---|---|---|---|
| Samedi (date non précisée) | ~18 h 20 | Chaussée de Mons, Nivelles | Accident matériel puis rébellion | Équipe d'intervention de la zone Nivelles‑Genappe; deux personnes impliquées |
- L’enquête judiciaire a été ouverte par le parquet du Brabant wallon pour coups par policier.
- L’Inspection générale de la police (AIG) a été saisie pour établir les circonstances précises.
- Le parquet incite témoins et victimes à saisir le Comité P pour déposer plainte si nécessaire.
Conséquences locales et questionnements
La diffusion de la vidéo ravive les débats sur la conduite des forces de l’ordre et sur la place des images filmées par des citoyens dans la construction de la preuve. À Nivelles, comme ailleurs, ces séquences mettent en lumière la tension entre transparence et nécessité de préserver la sérénité d’une enquête.
Sur le plan local, les habitants attendent des autorités une information claire et rapide quant aux conclusions de l’enquête. Les partenaires institutionnels — zone de police, parquet et AIG — sont pour l’instant mobilisés afin de reconstituer le déroulement exact des événements et d’évaluer la proportionnalité des actes commis.
La procédure ouverte par le parquet et la saisie de l’AIG marquent le lancement d’une instruction qui devra établir si les violences constatées à l’écran étaient justifiées par le contexte d’intervention ou si elles constituent un dérapage sanctionnable. Le parquet rappelle que, jusqu’à l’issue de l’enquête, il appartient aux autorités compétentes de rassembler les éléments et de garantir une appréciation sereine et rigoureuse des faits.
Pour l’heure, ni l’identité des personnes filmées ni des détails supplémentaires sur la chronologie précise n’ont été rendus publics par le parquet. Les Nivellois·es suivront de près l’avancement de l’enquête et les suites éventuelles disciplinaires ou pénales.