Contexte des faits
Les faits remontent à la nuit du 23 au 24 avril 2026 à Mouscron. Le prévenu, connu sous le prénom d'emprunt Nathan et âgé de 33 ans, s'était rendu dans l'appartement d'une connaissance où il partageait un verre avec plusieurs personnes. Au cours de la soirée, la situation a dégénéré : l'homme a lancé une chaise à l'intérieur du logement et a porté des coups à au moins deux hommes présents. Il est aujourd'hui détenu et considéré en état de récidive.
Accusations et version des protagonistes
Le dossier rassemble des éléments portant sur une tentative de vol avec violence d'un téléphone portable (GSM), le jet d'une chaise dans l'appartement et des coups portés à des personnes présentes. La qualification de tentative de vol n'a toutefois pas été mise en avant de manière déterminante par le ministère public au vu des contradictions entre les versions : « c'est la parole de l'un contre celle de l'autre. Il y a un doute », a relevé le parquet.
- Lieu : appartement à Mouscron
- Date : nuit du 23 au 24 avril 2026
- Prévenu : Nathan (prénom d'emprunt), 33 ans, détenu, en récidive
- Infractions retenues : tentatives de vol avec violence (contestée), jets d’objet (chaise), coups
Motif invoqué et comportement du prévenu
Selon la version rapportée en audience, le prévenu expliquait être allé dans cet appartement pour obtenir des explications : il pensait qu’un des présents s’en était pris à sa fille. Sous l'emprise de l'alcool, il aurait voulu « se faire justice » et a finalement perdu le contrôle, reconnaissant avoir lancé la chaise et donné des coups, sans admettre avoir commis un vol.
« Je n'étais pas là pour voler. Je n'ai d'ailleurs rien volé. Par contre, je reconnais avoir lancé une chaise et porté des coups. Quand j'ai bu, je me bagarre. En attendant, à cause de tout ça, je suis en prison et je ne peux plus voir mes proches. »
Positions du ministère public et de la défense
Le ministère public a souligné les antécédents judiciaires du prévenu en matière de violences et d’infractions, rappelant qu'il avait déjà écopé par le passé d'une peine d'un an de prison. Sur la préméditation, le parquet a estimé que l'homme, arrivé dans l'appartement, avait cherché des explications à un soupçon de violences envers sa fille et, sous l'emprise de la boisson, avait voulu se faire justice. Le procureur a demandé une peine de prison assortie d'un sursis probatoire.
La défense, pour sa part, a insisté sur l'absence de préméditation et sur le fait que le prévenu était resté près de 45 minutes à boire avec les autres personnes avant d'aller demander des explications. Elle a rappelé que le prévenu est détenu depuis les faits et a demandé une peine de travail ou un sursis probatoire.
Intervention du tribunal et calendrier
La présidente de la formation a vivement repris le prévenu, l'exhortant à « arrêter peut‑être de fréquenter ce milieu glauque dans lequel vous évoluez », estimant que son comportement et ses fréquentations pouvaient contribuer à la répétition des incidents. Le jugement a été fixé au 31 août.
| Élément | Date / Détail |
|---|---|
| Faits | Nuit du 23 au 24 avril 2026 |
| Prévenu | Nathan (prénom d'emprunt), 33 ans, détenu, en récidive |
| Audience | Réquisitions du parquet : prison avec sursis probatoire — Défense : travail ou sursis probatoire |
| Jugement | 31 août |
Ce dossier, instruit sur fond d'antécédents et d'alcoolisation, illustre une nouvelle fois les tensions personnelles qui peuvent dégénérer en violences au cœur des milieux privés. Les protagonistes et le tribunal restent ensuite sur une polarisation des versions — d'où la prudence du parquet concernant la tentative de vol — et c’est au juge de trancher le 31 août.