Un club prestigieux confronté à des signaux d’alerte
Le Tennis Club de Marche-en-Famenne a vécu dix années « extraordinaires », jusque dans son rayonnement provincial et national. Infrastructures soignées, école de tennis performante, tournois reconnus : le club a longtemps servi de modèle. Mais depuis quelques saisons, et singulièrement depuis trois ans, on observe une érosion des performances qui interpelle le comité.
Pour tenter d’inverser la tendance, le club a confié la présidence de la commission sportive à Anatol Modave, un jeune actif très impliqué. Sa mission est simple et lourde de sens : dresser un diagnostic lucide des causes du recul et impulser une dynamique nouvelle capable de redonner des couleurs au tennis famennois.
Les causes mises en avant par la direction sportive
Dans les constats rendus publics, la direction de l’école de tennis met en avant un phénomène structurel : une baisse de l’inscription des jeunes aux compétitions, avec des effets en cascade sur les statistiques du club — moins d’équipes engagées, moins de bons classements au critérium, et moins d’équipes qualifiées pour les tours finaux.
« Nous nous sommes réunis avec le directeur de notre école de tennis, Nicolas Furnémont. Il estime que le constat actuel provient du fait que les jeunes s'inscrivent de moins en moins dans les compétitions… »
Selon ce diagnostic, plusieurs facteurs contribuent à ce recul :
- une moindre volonté des parents d’emmener leurs enfants en tournois, préférant souvent des stages où tout est pris en charge ;
- l’impact du système pyramidal de classement mis en place il y a dix ans, jugé nuisible à la pratique et à l’engagement ;
- une usure naturelle après une longue période de performances élevées qui réinterroge la relève et la structuration sportive.
Un bilan récent et les enjeux pour la relance
Le club ne nie pas ses succès passés : jusqu’à sept équipes dans les divisions nationales et deux titres de champion de Belgique Division 1 nationale dames +25 ans lors de deux saisons consécutives ont marqué son histoire. Mais l’année 2026, notamment en interclubs, apparaît comme la goutte d’eau qui impose l’ouverture d’un chantier de redressement.
| Éléments | Situation passée | Situation récente |
|---|---|---|
| Équipes en divisions nationales | Jusqu’à 7 | En recul |
| Titres majeurs | Championnes de Belgique D1 dames +25 (2 saisons) | - |
| Engagement des jeunes | Fort, école performante | Baisse des inscriptions en compétition |
Quelle stratégie pour redresser la barre ?
À ce stade, Anatol Modave et le comité disposent d’un diagnostic initial mais pas encore d’un plan détaillé rendu public. Les pistes évoquées par les responsables locaux portent sur la relance de la participation aux compétitions jeunes, la réflexion sur l’articulation entre stages et tournois, et une interrogation plus large sur l’impact des changements de classement instaurés il y a dix ans.
Pour les familles de Marche-en-Famenne et les bénévoles du club, l’enjeu est à la fois sportif et social : maintenir une offre d’activité attractive pour les jeunes, préserver la qualité de la formation et assurer la transmission des générations qui ont fait la réputation du TC Marche.
Un appel à la mobilisation locale
La situation est prise au sérieux par le comité et par la nouvelle commission sportive. Le club lance implicitement un appel à la communauté famennoise : entraîneurs, parents, administrateurs et anciens peuvent jouer un rôle décisif pour que le Tennis Club retrouve sa dynamique et ses engagements compétitifs. La réussite de cette « remontada » dépendra autant des orientations stratégiques prises que de la capacité de tous à s’impliquer sur le terrain.
À Marche-en-Famenne, le tennis a de la mémoire et des atouts. Le défi est désormais d’aligner volonté collective et mesures concrètes pour que les prochains chapitres de l’histoire du club soient, à nouveau, écrits en lettres fortes.