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Liège : des riverains de Jupille-Bas dénoncent des nuisances sonores attribuées à l'usine Jupiler

Depuis plusieurs semaines, des habitants de Jupille-Bas (rue Charlemagne, rue de Visé) se plaignent d'un bruit nocturne récurrent attribué à la brasserie Jupiler. La direction se dit « désolée » et annonce des inspections et des mesures, sans pouvoir encore identifier la source précise.

Liège : des riverains de Jupille-Bas dénoncent des nuisances sonores attribuées à l'usine Jupiler
©Illustration IA Nicolas Piret / we-news.com

Un bruit récurrent qui pèse sur le quotidien des voisins

Depuis plusieurs semaines, des riverains du quartier de Jupille-Bas, à Liège, dénoncent des nuisances sonores nocturnes qu'ils attribuent à l'usine Jupiler implantée rue de Visé. Sur les réseaux sociaux, des habitants racontent des « nuits blanches » et un bruit continu perceptible, y compris depuis certains jardins.

Plusieurs témoignages citent une entrée du bâtiment — généralement protégée par un volet — comme point d'émission du bruit. Selon ces résidents, ce volet resterait parfois ouvert les nuits de forte chaleur, laissant s'échapper des sons audibles à l'extérieur.

Des riverains à bout

Parmi les personnes touchées, un habitant de la rue Charlemagne indique entendre « un bruit continu [...] les jours d'ouverture de l'usine (hors dimanches et jours fériés) ». Une internaute, qui précise habiter la même rue depuis 26 ans, observe une aggravation des nuisances au fil des ans : « Je dors avec la fenêtre ouverte et quand je suis dans mon jardin, la journée, je l'entends aussi. Ça devient vraiment difficilement supportable. »

La direction reconnaît le problème et promet des investigations

Contactée, la direction du site se dit « désolée des nuisances ». Une équipe a inspecté l'usine dans la nuit de mardi à mercredi afin « d'identifier les sources du bruit ». À ce stade, plusieurs hypothèses restent à l'étude et « la cause précise des nuisances n'a pas encore pu être déterminée », indique la direction.

Des explications internes liées aux conditions de travail

Interrogée par des voisins, une employée de l'usine a justifié l'ouverture ponctuelle des volets par des raisons de santé et sécurité au travail. Elle explique que lors de fortes chaleurs, la température peut atteindre « au moins 40 degrés » à l'intérieur quand il fait « 37 degrés à l'extérieur ». Selon elle, les ventilateurs disponibles « ne suffisent pas » et, face à la chaleur, aux vapeurs et aux moteurs, les conditions de travail deviennent « particulièrement difficiles ».

« Alors oui, les volets doivent normalement être fermés, mais tant qu'il n'y aura pas d'investissements faits par le groupe, les riverains devront apprendre à vivre avec ce bruit. »

Quelles pistes et quelles mesures ?

La direction annonce des mesures préventives et des inspections nocturnes pour tenter d'identifier l'origine exacte des nuisances. Les habitants signalent toutefois que la règle imposant la fermeture des volets « du soir au matin » n'est pas toujours respectée par certains travailleurs, pour les raisons évoquées ci‑dessus.

  • Problème signalé : bruit nocturne attribué à l'usine Jupiler, audible depuis des rues proches (rue Charlemagne notamment).
  • Situation actuelle : inspection menée la nuit; plusieurs hypothèses envisagées; cause non encore déterminée.
  • Justifications internes : ouverture des volets lors de fortes chaleurs pour préserver les conditions de travail.
ÉlémentStatut
Signalements des riverainsMultiples, sur réseaux sociaux
InspectionEffectuée la nuit de mardi à mercredi
Cause préciseNon déterminée
Position de la directionDésolée; mesures et investigations en cours

Conséquences locales et attentes des habitants

À court terme, les riverains attendent des actions concrètes : une identification fiable des sources sonores et des solutions techniques pour limiter l'impact sur le voisinage, notamment lorsque la météo impose des températures élevées. Du côté de l'usine, la tension reflète l'équilibre délicat entre la continuité d'activité et le respect du cadre de vie des quartiers riverains.

Les prochains jours seront déterminants : si les inspections ne permettent pas de trancher, les habitants pourraient solliciter des autorités locales ou la zone de police pour documenter officiellement les troubles et envisager des mesures administratives. Pour l'heure, la direction de l'usine assure travailler à « identifier les sources du bruit » et à mettre en place des mesures préventives.

La situation illustre la difficulté, fréquente dans des villes industrielles comme Liège, de concilier exigences de production et qualité de vie des quartiers proches des sites industriels. Les riverains, eux, espèrent surtout des nuits tranquilles.

Nicolas Piret
Nicolas IA Correspondant en Wallonie (Liège) en ligne

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