Les services de secours belges ont annoncé dans la nuit du mardi 18 au mercredi 19 août avoir encerclé le plus vaste incendie de forêt connu en Belgique depuis un siècle, qui ravage le parc naturel des Hautes Fagnes, proche de la frontière allemande. Malgré cette avancée, la situation sur le terrain « reste compliquée », ont rapporté les autorités locales à l'AFP.
Un front maîtrisé… sans certitude d'extinction rapide
Sur place, quelque 500 pompiers restent mobilisés pour contenir les reprises de feu et protéger les communes avoisinantes. Les autorités expliquent que l'objectif immédiat est de parvenir à maîtriser l'incendie, idéalement « avec un soutien aérien », a indiqué Tony Hosmans, porte-parole de la cellule de crise.
« L'objectif est de maîtriser l'incendie mercredi si possible avec un soutien aérien. »
Mais ce soutien n'était pas garanti. Mardi, aucun avion ni hélicoptère n'avait pu être engagé contre les flammes, contraignant plusieurs appareils étrangers à rester au sol. Des bombardiers d'eau venus de Norvège, d'Allemagne, de Suède et des Pays-Bas étaient prêts à intervenir mais n'ont pas été utilisés en raison de conditions météorologiques jugées défavorables par la province de Liège.
Les particularités du terrain compliquent l'extinction
Le feu a déjà parcouru environ 3 000 hectares du parc ; la zone comprend des tourbières, un combustible qui peut brûler en profondeur et compliquer durablement l'extinction. Le ministre de l'Intérieur, Bernard Quintin, a prévenu que l'opération pourrait nécessiter « des semaines », compte tenu de cette caractéristique du sol.
Des précipitations sont tombées dans la région orientale, aidant quelque peu les interventions au sol. Mais les autorités ont souligné que la pluie ne signifie pas que l'incendie est éteint. Elle produit aussi de fortes fumées qui gênent les pompiers et réduisent la visibilité des moyens aériens, quand ceux-ci sont mobilisables.
- Surface touchée : ~3 000 hectares (parc naturel des Hautes Fagnes)
- Moyens humains : environ 500 pompiers mobilisés
- Appuis internationaux disponibles : avions bombardiers d'eau de Norvège, Allemagne, Suède et Pays-Bas (non engagés mardi)
| Élément | Valeur |
|---|---|
| Surface incendiée | ~3 000 hectares |
| Pompiers mobilisés | ~500 |
| Pays fournisseurs d'avions | Norvège, Allemagne, Suède, Pays-Bas |
Environnement, sécurité et perspective
Outre l'impact immédiat sur la biodiversité et les habitats du parc, l'incendie pose un défi logistique pour les secours et les communes voisines. Les fumées peuvent affecter la qualité de l'air et la visibilité routière, tandis que des foyers subsistants dans la tourbe peuvent ranimer des lignes de feu longtemps après la décrue visible.
Sur le plan opérationnel, la priorité reste la protection des personnes et des biens, ainsi que l'éradication des foyers actifs. Les autorités locales et provinciales continuent d'adapter leurs interventions en fonction des prévisions météo et de la progression des sinistres.
La mobilisation de moyens aériens étrangers illustre l'ampleur du sinistre et la solidarité internationale en situation de crise. Mais leur utilisation dépendra des conditions de sécurité aérienne et des améliorations météorologiques, sans garantie d'engagement immédiat.
À court terme, les habitants et les usagers de la région sont invités à suivre les consignes des services de secours et à se tenir informés des recommandations des autorités provinciales. Les prochains jours, et notamment l'évolution du temps, seront déterminants pour établir si l'incendie peut être rapidement maîtrisé ou s'il s'inscrira dans la durée.