Les autorités et les services de secours restaient mobilisés lundi pour tenter de maîtriser un incendie « historique » qui a déjà consumé environ 3 000 hectares dans le parc naturel des Hautes Fagnes, en province de Liège, en bordure de l’Allemagne. Malgré des précipitations nocturnes et une forte mobilisation, le feu n’est pas encore considéré comme fixé.
Trois jours de lutte et des moyens internationaux
Le brasier, qui s’est déclaré vendredi dans une zone boisée et très accidentée pour des raisons encore inconnues, a contraint les pompiers à engager des dispositifs importants. Près de 500 personnes étaient sur le terrain lundi pour contenir les flammes, qui dégagent un panache de fumée visible jusque dans le nord‑est de la France.
La topographie escarpée empêche l’accès des engins terrestres à certains secteurs, rendant les interventions aériennes essentielles. Outre les deux hélicoptères mobilisés par la Belgique, des appareils sont venus des Pays‑Bas et de Suède via le mécanisme européen de protection civile. Quatre hélicoptères supplémentaires, en provenance d’Allemagne et de Norvège, devaient renforcer la flotte lundi.
| Élément | Chiffre / provenance |
|---|---|
| Superficie approximative brûlée | 3 000 ha |
| Personnes mobilisées | ~500 |
| Moyens aériens mentionnés | Belgique (2 hélicoptères), Pays‑Bas, Suède, Allemagne, Norvège |
Un front contenu mais pas maîtrisé
Selon Tony Hosmans, responsable de la communication de crise pour la province de Liège, « Pas d’extension, mais on ne peut pas encore dire qu’il est fixé ». Les pompiers attendaient encore des renforts aériens lundi, jugés nécessaires pour atteindre certaines zones inaccessibles depuis le sol.
« Pas d’extension, mais on ne peut pas encore dire qu’il est fixé », a déclaré Tony Hosmans.
La pluie tombée dans la nuit a apporté un répit bienvenu mais n’a pas permis d’éteindre le feu. Les prévisions météorologiques annoncent des précipitations pour la semaine, ce qui est une bonne nouvelle pour les opérations, mais les équipes restaient vigilantes en raison des rafales attendues.
Du côté allemand, les pompiers de Monschau (Montjoie) s’inquiétaient lundi des conditions météorologiques à venir. Philipp Krüger, responsable des pompiers de la commune, a mis en garde contre « des vents forts accompagnés de rafales isolées venant du sud‑ouest », un scénario qualifié de « nouveau » pour la zone.
« Nos météorologues sur place prévoient pour demain des vents forts accompagnés de rafales isolées venant du sud‑ouest. Il s’agit d’une situation tout à fait nouvelle, que nous n’avons pas encore connue jusqu’à présent », a déclaré Philipp Krüger.
Solidarité locale et enjeux transfrontaliers
Le feu n’avance plus vers l’Allemagne, selon les autorités, mais la situation reste imprévisible. De nombreux agriculteurs locaux ont apporté leur concours en remplissant des citernes dans un lac voisin pour alimenter les camions‑citerne et soutenir les opérations. La coopération transfrontalière et l’appui européen s’avèrent décisifs face à un sinistre qui dépasse les capacités d’intervention d’une seule administration.
Au‑delà des opérations de lutte contre l’incendie, les conséquences environnementales et la gestion des espaces naturels ravagés poseront un défi pour les autorités régionales et les gestionnaires du parc dans les semaines et mois à venir.
- Situation : feu toujours non fixé malgré un front stabilisé
- Moyens : renforts aériens internationaux et près de 500 intervenants
- Perspectives : pluies attendues mais risques liés aux vents
Les autorités provinciales maintiennent la coordination des opérations et publieront des mises à jour au fur et à mesure de l’évolution du sinistre.