Une avancée significative a été annoncée mercredi matin dans le parc naturel des Hautes Fagnes : les équipes d'intervention ont réussi à connecter les fronts nord et est de l'incendie, selon la cellule de crise. Les autorités préfèrent toutefois rester prudentes : la situation demeure compliquée en raison du type de terrain et des conditions atmosphériques.
Un incendie historique, des moyens humains mobilisés
Depuis le début des opérations, quelque 500 pompiers sont engagés sur le terrain pour tenter de contenir le sinistre. Les flammes ont d'ores et déjà ravagé environ 3 000 hectares du parc naturel, une surface sans précédent pour la Belgique, qualifiée de « plus grand incendie de forêt que le pays ait connu depuis un siècle » par des intervenants.
« a pu être encerclé »
Le porte-parole de la cellule de crise, Tony Hosmans, a indiqué que l'incendie « a pu être encerclé » durant la nuit et qu'il ne progresse plus vers l'Allemagne. L'objectif affiché est de parvenir à la maîtrise complète du sinistre dans les prochaines heures, si possible avec un soutien aérien.
Des moyens aériens cloués au sol
La gestion du feu a été compliquée par l'impossibilité d'exploiter les avions bombardiers d'eau qui avaient été dépêchés. Des appareils provenant de Norvège, d'Allemagne, de Suède et des Pays-Bas sont restés au sol mardi en raison d'une couverture nuageuse trop basse. Les autorités de la province de Liège ont précisé que les prévisions météorologiques ne laissaient pas entrevoir une amélioration suffisante pour envisager leur mobilisation mercredi.
Terrain et météo : deux ennemis des pompiers
Le travail des soldats du feu est également rendu difficile par la nature même du parc : un mélange de landes, tourbières et de passerelles surélevées qui jalonnent les zones fréquentées par les visiteurs. Ces caractéristiques favorisent les reprises de feu et compliquent l'accès pour les véhicules et les équipes au sol.
Une pluie locale est toutefois tombée sur la zone, apportant un soulagement partiel aux opérations. Les autorités ont néanmoins tenu à prévenir que ces précipitations ne signifiaient pas que l'incendie était éteint : elles génèrent d'importantes fumées qui gênent les interventions et réduisent la visibilité, limitant l'usage des moyens aériens.
- Forces engagées : environ 500 pompiers
- Surface détruite : ~3 000 hectares
- Moyens aériens : avions norvégiens, allemands, suédois et néerlandais cloués au sol
- Zone concernée : parc naturel des Hautes Fagnes, province de Liège
Conséquences et perspectives
Sur le plan immédiat, l'encerclement des principaux foyers est une étape décisive : il limite l'expansion du feu et empêche la progression vers le territoire allemand, selon la cellule de crise. Reste que des foyers résiduels et des reprises sur des tourbières humides peuvent rallumer des secteurs apparemment stabilisés.
À court terme, la disponibilité des moyens aériens restera un facteur déterminant pour accélérer l'extinction complète. Si les conditions météorologiques ne permettent pas leur déploiement, la lutte reposera principalement sur les équipes au sol, dont la sécurité et l'endurance seront mises à l'épreuve.
| Élément | Situation |
|---|---|
| Pompiers mobilisés | ~500 |
| Surface brûlée | ~3 000 hectares |
| Moyens aériens | Appareils étrangers au sol (mauvaise météo) |
| Localisation | Parc naturel des Hautes Fagnes (province de Liège) |
Les autorités provinciales et la cellule de crise maintiendront une surveillance rapprochée dans les heures à venir. La priorité reste d'assurer la sécurité des équipes et des éventuels visiteurs évacués, tout en limitant l'impact sur un milieu naturel rare et fragile. Des informations complémentaires seront communiquées au fur et à mesure de l'évolution de la situation.