Un état des lieux réclamé au niveau régional
La députée-bourgmestre d’Ouffet, Caroline Cassart, a interrogé le ministre de la Santé afin d’obtenir un état précis de la présence des médecins généralistes dans l’arrondissement de Huy‑Waremme. Selon les données transmises, 220 généralistes étaient actifs dans l’arrondissement à la fin 2025. Ce chiffre, utile pour la planification des soins de première ligne, masque toutefois de fortes disparités locales.
Des disparités marquées entre communes
Dans son retour, la presse régionale souligne que « derrière ce chiffre se cachent des situations très différentes selon les communes, certaines restant particulièrement touchées par la pénurie ». Certaines localités de l’arrondissement apparaissent mieux pourvues; d’autres peinent à attirer des médecins, phénomène déjà observé depuis plusieurs années en milieu rural et périurbain.
« Derrière ce chiffre se cachent des situations très différentes selon les communes, certaines restant particulièrement touchées par la pénurie. »
Le classement communiqué par la presse indique explicitement que Anthisnes figure parmi les communes les mieux dotées, tandis que Marchin est identifiée comme étant en pénurie. À Hody, le témoignage d’un jeune médecin qui a choisi de s’y installer est mis en avant comme exemple d’implantation réussie.
Conséquences locales et enjeux pour les habitants
La répartition inégale des praticiens a plusieurs conséquences concrètes pour les citoyens de Huy et des communes environnantes :
- Allongement des temps d’attente pour obtenir un rendez‑vous chez un médecin de famille dans les communes sous‑dotées;
- Renvois vers les urgences hospitalières pour des consultations de première intention, surcharge des services d’urgences;
- Difficultés pour la continuité des soins, notamment pour les personnes âgées ou à mobilité réduite.
Ces enjeux pèsent aussi sur la planification communale et intercommunale: organisation des permanences, coopération avec les centres médicaux locaux, et incitations à l’installation de nouveaux praticiens.
Quelles pistes pour l’arrondissement ?
Le document évoqué par la députée-bourgmestre ne détaille pas ici les mesures envisagées par le ministre, mais plusieurs leviers sont généralement mobilisés en Wallonie pour limiter ces déséquilibres : aides financières à l’installation, soutien aux maisons médicales et centres de soins multidisciplinaires, facilitation des stages et tutelles pour jeunes médecins, ou encore mesures incitatives logistiques et fiscales.
| Indicateur | Valeur/constat |
|---|---|
| Total de généralistes (fin 2025) | 220 |
| Commune la mieux dotée | Anthisnes |
| Commune en pénurie | Marchin |
Sur le terrain, certaines communes de l’arrondissement ont déjà engagé des démarches pour attirer ou maintenir des praticiens: collaboration entre communes, projets de maisons de santé, ou campagnes locales de communication auprès des jeunes médecins. Ces initiatives demandent cependant du temps et des moyens pour produire des effets tangibles.
Ce que demandent les habitants et élus locaux
Face à ces constats, les habitants attendent des réponses rapides pour garantir l’accès aux soins de première ligne. Les élus locaux, eux, cherchent à connaître les intentions et les mesures du niveau régional pour remédier aux déserts médicaux naissants. La demande déposée par la députée‑bourgmestre d’Ouffet vise précisément à obtenir ces éclaircissements et à engager des réponses coordonnées au bénéfice des patients de l’arrondissement.
Pour les Hutois, la question reste au cœur des priorités: assurer des consultations de proximité, stabiliser l’offre de soins et éviter que la pression ne s’exerce davantage sur les urgences hospitalières. Le suivi des réponses du ministère et la publication de données actualisées seront déterminants pour mesurer l’évolution de la situation.