Une fermeture annoncée, des patients et du personnel inquiets
La clinique André Renard, implantée à Herstal, traverse une phase de tension autour de son service d’urologie. Selon les informations publiées récemment, le service est menacé de fermeture le 31 mars prochain si la situation n’évolue pas. Deux urologues ont déjà quitté l’établissement, et la direction locale redoute le licenciement des deux derniers praticiens en poste.
Cette perspective a provoqué une vive inquiétude parmi les patients locaux et le personnel soignant. Les départs successifs ont laissé une équipe jugée insuffisante pour assurer la permanence et l’organisation historique des activités médicales sur le site d’André Renard.
Le CHU reprend le dossier et ajuste sa position
Interrogé sur cette crise, le CHU, partenaire depuis la fusion avec la clinique, a d’abord expliqué que la réorganisation des activités se faisait « à l’échelle de nos différents sites » et que des adaptations étaient nécessaires face à un nombre insuffisant d’urologues. Toutefois, la position officielle a depuis évolué.
« Les activités médicales et la continuité des prises en charge seront bien maintenues sur le site d’André Renard : il n’est pas question de laisser tomber les patients. Les hospitalisations ne seront malheureusement pas conservées mais les consultations bien »,
a déclaré Olivier Rubay, porte‑parole du CHU. Il précise également que l’organisation du personnel est en cours d’ajustement : un médecin est en incapacité de travail, le départ d’un autre praticien a été reporté, et le médecin à mi‑temps sera maintenu.
Conséquences concrètes et incertitudes
Concrètement, si le CHU confirme la suppression des hospitalisations en urologie sur le site d’André Renard, cela signifierait que les patients nécessitant une admission devront être dirigés vers d’autres hôpitaux du réseau. Les consultations, elles, seraient assurées — une solution d’atténuation mais qui modifie sensiblement l’offre de soins locale.
- Patients : consultations maintenues, hospitalisations probablement déplacées vers d’autres sites du CHU.
- Personnel : deux urologues ont déjà quitté la clinique ; un autre est en incapacité de travail ; le départ d’un médecin a été reporté.
- CHU : reprise du dossier en main et recherche d’un renforcement de l’équipe médicale.
Éléments factuels synthétisés
| Élément | Situation connue |
|---|---|
| Date potentielle de fermeture | 31 mars (si rien ne change) |
| Départs | Deux urologues ont déjà quitté la clinique |
| Position actuelle du CHU | Maintien des consultations ; hospitalisations non conservées ; reprise du dossier |
Un enjeu local, au‑delà du seul service
À Herstal, la clinique André Renard n’est pas seulement un lieu de soin : c’est aussi un employeur et un élément structurant du parcours de santé local. La dégradation d’un service spécialisé comme l’urologie renvoie à des questions plus larges sur l’attractivité des spécialités, la redistribution des compétences au sein du CHU et l’accès aux soins en proximité pour les habitants de la commune et de la région liégeoise.
Le CHU affirme vouloir renforcer l’équipe médicale et maintenir la continuité des prises en charge. Reste à savoir quelles mesures concrètes seront prises, à quel rythme, et si elles permettront d’éviter la perte d’activité hospitalière en urologie sur le site d’André Renard.
Les autorités locales et les représentants du personnel suivent la situation de près. Les patients concernés attendent des éclaircissements et des garanties pour la continuité et la qualité des soins à Herstal.
Correspondant en Wallonie (Liège) pour WE NEWS. Reportage et suivi en cours.