Un plaidoyer pour la langue et la transmission lors d'une assemblée étudiante
Lors de l'assemblée générale des étudiants « Hal poular » de l'Université virtuelle du Sénégal / ENO de Thiès, le président du mouvement « Rafétal », Assane Sow, a accepté d'endosser le rôle de parrain et a livré un discours centré sur l'enracinement culturel, la responsabilité collective et le don de soi.
Devant les étudiants réunis, il a rappelé que le parrainage ne devait pas se limiter à un geste symbolique : « je ne serai pas un parrain de nom, je serai un parrain d'engagement », a-t-il déclaré, soulignant sa volonté d'accompagner concrètement la jeunesse dans son parcours.
« Un arbre qui oublie ses racines finit toujours par tomber. Un peuple qui oublie sa langue finit par perdre son âme. »
Ce propos, cité par les organisateurs, résume l'axe principal de son intervention : la langue pulaar — ici écrite « poular » — n'est pas seulement un outil de communication, mais le vecteur d'une mémoire collective et d'un héritage intergénérationnel. Préserver cette langue, a-t-il insisté, n'implique pas de se fermer au monde : « plus un arbre est solidement enraciné plus il peut grandir vers le ciel. Soyez profondément peulhs mais soyez profondément ouverts. »
Un appel au service de la communauté
Au-delà de la question linguistique, le parrain a invité les étudiants à concevoir la réussite individuelle comme un élément au service du collectif. Dans son discours, il a multiplié les exemples concrets pour encourager le maintien d'un lien avec les origines : médecin, ministre, entrepreneur, professeur — tous sont des statuts qui, selon lui, doivent s'accompagner d'un devoir de transmission et d'entraide.
- Insister sur l'enracinement linguistique comme fondement de l'identité ;
- Encourager le « don de soi » et la solidarité intergénérationnelle ;
- Promettre un parrainage actif et engagé au-delà des seules paroles.
Ce message s'adresse en priorité aux membres de la jeunesse « Hal poular » présents à l'ENO de Thiès, mais il relève d'une problématique plus large : la préservation des langues et cultures minoritaires face aux dynamiques de mondialisation et de mobilité.
Contexte et conséquences
L'intervention d'Assane Sow met en lumière les enjeux auxquels sont confrontées les communautés de locuteurs du pulaar : maintien de la langue, transmission des savoirs, et construction d'un projet commun favorisant l'élévation individuelle et collective. Si le discours se situe dans un cadre étudiant sénégalais, les thèmes abordés résonnent au-delà des frontières nationales, notamment dans les villes européennes qui accueillent des diasporas peules et poularophones.
La promesse d'un parrainage actif pose des questions pratiques sur le suivi : quelles actions concrètes seront mises en place pour soutenir la formation, l'emploi et la transmission culturelle des jeunes ? Les participants et les organisateurs devront préciser dans les semaines à venir le calendrier des initiatives envisagées et les moyens mobilisés.
Pour les lecteurs de Hal et de la région, ce type d'initiative illustre l'importance des solidarités transnationales et du maintien des langues et cultures d'origine parmi les populations migrantes. Il rappelle aussi que la préservation linguistique s'appuie autant sur des politiques publiques que sur l'engagement d'acteurs de la société civile et de parrains qui acceptent un accompagnement durable.
| Élément | Message clé |
|---|---|
| Langue | Le pulaar comme vecteur d'identité et d'histoire |
| Engagement | Parrainage actif : accompagnement concret des jeunes |
| Objectif | Allier enracinement culturel et ouverture au monde |
Les suites de cette assemblée dépendront désormais des engagements concrets annoncés et de la manière dont les acteurs locaux et nationaux — universités, associations, mouvements politiques — participeront à la mise en œuvre des projets de soutien à la jeunesse « Hal poular ».