Un bureau Dewaele au cœur de Dilbeek à la rentrée
Le groupe immobilier Dewaele annonce l’ouverture d’un nouveau bureau à Dilbeek le 1er octobre 2026, qui prendra place dans les locaux de l’ancien magasin Maison C, au centre de la commune. L’implantation s’inscrit dans la stratégie du groupe d’être présent dans la Vlaamse Rand, où il dispose déjà d’agences à Vilvorde, Strombeek-Bever et Grimbergen.
Selon la communication diffusée par l’agence, cette décision répond à une tendance structurelle : « de plus en plus de Bruxellois s'installent dans la périphérie ». Dewaele met en avant l’arrivée de « jeunes familles qui ne veulent plus du chaos de Bruxelles » et pointe un fort dynamisme de la demande dans les communes entourant la capitale.
Conséquences locales : services, marché et prix
Pour les habitants de Dilbeek, l’ouverture d’un point de contact local d’un grand réseau immobilier peut avoir plusieurs effets concrets :
- faciliter l’accès à une gamme plus large d’offres et de services (estimation, commercialisation, conseils) ;
- accentuer la visibilité des biens à vendre et, potentiellement, accélérer les transactions ;
- contribuer à la hausse des prix si l’afflux de nouveaux acquéreurs se confirme.
Dewaele souligne que l’arrivée de ménages bruxellois pèse sur le marché local : en 2025, près de 28 000 Bruxellois se sont installés en Flandre — un chiffre que l’agence évoque pour expliquer pourquoi les prix dans la périphérie flamande augmentent « plus rapidement que la moyenne flamande ».
| Événement | Donnée |
|---|---|
| Ouverture du bureau Dewaele à Dilbeek | 1er octobre 2026 |
| Départs de Bruxelles vers la Flandre en 2025 | ~28 000 personnes (donnée citée par l’agence) |
| Agences Dewaele déjà présentes dans le Vlaamse Rand | Vilvoorde, Strombeek-Bever, Grimbergen |
Un sujet qui ravive les tensions communautaires
Au-delà des enjeux immobiliers, l’implantation d’agences et l’usage du français en périphérie relancent un débat déjà connu dans le Vlaamse Rand. Le dossier a pris une tonalité politique : selon la dépêche, des propos tenus par Philippe Close ont suscité l’indignation de la N-VA de la périphérie bruxelloise, qualifiant ces déclarations de « risibles et provoquantes ». L’article signale que la question de l’emploi du français et la préservation d’une « authenticité » locale sont utilisées par certains acteurs politiques pour mobiliser l’électorat de la zone.
« Notre ambition n'est pas d'ouvrir le plus d'agences possible mais d'être présents là où nous pouvons vraiment faire la différence pour nos clients », affirme Sofie Spriet, CEO de Vastgoedgroep Dewaele.
La formule de la dirigeante illustre la volonté du groupe de privilégier des implantations ciblées. Pour autant, l’arrivée d’un réseau national ou régional sur le marché local interroge : va-t-elle uniformiser l’offre, exercer une pression sur les acteurs indépendants et modifier les pratiques commerciales à Dilbeek ?
Ce que cela signifie pour les acheteurs et les autorités communales
Du point de vue des acquéreurs, la présence d’une agence Dewaele peut apporter davantage de visibilité et de professionnalisation des transactions. Pour les autorités communales, la tendance démographique vers la périphérie oblige à réfléchir à l’offre de services publics, aux mobilités et à l’aménagement du territoire afin d’absorber une croissance potentielle de la population sans nuire à la qualité de vie locale.
À Dilbeek, comme dans d’autres communes du Vlaamse Rand, la montée des prix et l’arrivée de nouveaux résidents venus de Bruxelles restent des sujets sensibles : ils touchent à la fois au logement, à l’identité locale et à l’équilibre socio-économique du territoire.
La date d’ouverture du bureau — le 1er octobre 2026 — permettra d’observer rapidement si la présence physique d’un grand réseau change la dynamique du marché et la manière dont les transactions sont conduites dans la commune.