Procès à Charleroi pour faits d'agressions sexuelles au sein d'une même famille
Le tribunal correctionnel de Charleroi a entendu cette semaine un dossier lourd : un homme dans la trentaine est poursuivi pour de multiples violences et agressions sexuelles commises sur des mineures appartenant à son environnement familial. La substitut du parquet a requis une peine d'au minimum sept ans de prison.
Les premières dénonciations remontent au 23 septembre 2018, lorsqu'une mère a déposé plainte après avoir reçu une lettre de la part de ses deux filles. Ces dernières y relataient des faits graves. Selon le parquet, l'une des mineures affirme que les agressions ont débuté dès l'âge de cinq ans pour s'arrêter vers onze ans.
- Plainte déposée : 23 septembre 2018
- Suspect entendu pour la première fois : 2019
- Victimes supplémentaires déclarées après 2019 : cinq personnes, dont deux nièces
- Date de jugement annoncée : 25 août (attendue)
Au fil de l'instruction, cinq autres victimes se sont manifestées, dénonçant des faits similaires. Parmi elles figurent deux nièces du prévenu ; certaines déclarations concernent également des atteintes portées à la petite fille du suspect, âgée d'un an au moment des faits. Les éléments du dossier présentent donc un ensemble de plaintes émanant de plusieurs membres d'une même cellule familiale.
« Jamais je ne ferais de mal à un membre de ma famille ou à un enfant. Je ne sais pas pourquoi elles dénoncent ces faits »,
tel est l'argument répété par le prévenu devant les trois juges qui ont instruit l'affaire. Entendu en 2019, il a rejeté l'ensemble des accusations qui pèsent contre lui. Face aux magistrats, il a maintenu son innocence.
Réquisitions et défense
La substitut du parquet a insisté, lors des réquisitions, sur le manque d'empathie et l'absence de remise en question manifestés par l'homme poursuivi, pour justifier la demande d'une peine d'au moins sept ans de prison. Ces éléments, combinés au caractère répétitif des faits et à la multiplicité des victimes, ont orienté la réquisition vers une sanction ferme.
La défense, de son côté, a demandé l'acquittement pour l'intégralité des faits. Les avocats ont soutenu que les accusations ne résistaient pas selon eux à l'examen probatoire et ont plaidé l'absence de preuve suffisante pour condamner.
| Élément | Date / précision |
|---|---|
| Dépôt de plainte initial | 23 septembre 2018 |
| Audition du suspect | 2019 |
| Victimes supplémentaires | 5 personnes, dont 2 nièces et la petite fille du prévenu |
| Réquisition | Peine minimale de 7 ans |
| Jugement attendu | 25 août |
Le dossier, sensible et lourd d'enjeux humains, a mobilisé les services d'enquête et le parquet de Charleroi. Les audiences ont permis d'entendre plusieurs victimes et de confronter leurs récits à la défense du prévenu, qui reste formellement dans le déni.
La perspective d'un jugement prochain, fixé au 25 août, rappelle la nécessité pour les victimes de trouver un cadre judiciaire pour être entendues, mais pose aussi des questions sur la prévention et la protection des mineurs au sein des familles.
Ce dossier vient s'ajouter aux affaires examinées par le tribunal de Charleroi, qui continue de traiter des cas d'une gravité sociale importante. La décision attendue dans une semaine permettra d'y voir plus clair sur la qualification des faits et la sanction qui pourrait être prononcée.