La ministre de l'Education de la Fédération Wallonie‑Bruxelles, Valérie Glatigny, a présenté lundi soir en commission du parlement les résultats du CE1D 2026, qui enregistrent une baisse des taux de réussite en français, en mathématiques et surtout en sciences.
Des taux en retrait dans plusieurs matières
Sur l'année scolaire 2025-2026, 85 % des élèves de 2e secondaire (options commune et supplémentaire) ont réussi l'épreuve de français, contre 90,7 % en 2025. En mathématiques, le taux de réussite est de 58,4 %, en légère diminution par rapport aux 59,4 % observés en juin 2025.
La baisse la plus nette concerne la discipline sciences, où le pourcentage d'élèves ayant obtenu le CE1D est passé de 90,4 % en 2025 à 78,4 % en 2026.
| Matière | 2025 | 2026 |
|---|---|---|
| Français | 90,7 % | 85 % |
| Mathématiques | 59,4 % | 58,4 % |
| Sciences | 90,4 % | 78,4 % |
| Anglais | 72,5 % | 69,7 % |
| Allemand | 78,6 % | 68 % |
| Néerlandais | 67,8 % | 76 % |
Langues : un tableau contrasté
Dans les épreuves linguistiques, les tendances sont variables. L'anglais recule légèrement à 69,7 % (contre 72,5 % en 2025) et l'allemand affiche une baisse plus marquée, de 78,6 % à 68 %. À l'inverse, le néerlandais progresse, passant de 67,8 % à 76 %.
Calendrier et réforme du secondaire inférieur
Le CE1D sera maintenu pour l'édition de juin 2027, a précisé la ministre. Par la suite, il sera remplacé par le CESI (Certificat d'Enseignement Secondaire Inférieur), qui sera délivré à la fin de la troisième secondaire. Ce changement s'inscrit dans la réforme du secondaire inférieur portée par la ministre et inclut la suppression progressive du tronc commun, telle qu'annoncée par son cabinet.
Ce que disent les chiffres et quelles questions ils posent
Les résultats publiés en commission dessinent un tableau hétérogène : certaines matières connaissent un repli modéré, tandis que les sciences affichent une baisse significative. Ces variations soulèvent plusieurs interrogations pour les autorités et les acteurs de l'enseignement :
- Les raisons pédagogiques ou contextuelles derrière le recul sensible en sciences ;
- L'impact éventuel de ces tendances sur l'orientation des élèves à l'approche de la réforme du secondaire inférieur ;
- La manière dont les établissements et les enseignants adapteront leurs pratiques d'ici au basculement vers le CESI.
La ministre a rendu ces chiffres publics en commission parlementaire ; les analyses détaillées et les mesures d'accompagnement qui en découleront devront désormais être précisées par les services compétents et par les équipes pédagogiques. La publication des résultats relance le débat sur l'adaptation des apprentissages et sur les outils d'évaluation au sein du secondaire inférieur, alors que la réforme engage une modification du calendrier des certifications.
Ce dossier restera à suivre, notamment pour mesurer si la baisse en sciences se confirme dans les prochaines évaluations et quelles réponses politiques et pédagogiques seront proposées pour y remédier.