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Ans : un sexagénaire condamné à <strong>2 ans</strong> de prison ferme pour violences répétées sur sa compagne

Le tribunal a suivi les réquisitions du parquet et condamné en récidive un homme pour deux épisodes distincts de violences à l’encontre de sa compagne, avec blessures et témoignages convergents. Le prévenu nie les coups, invoquant des « accidents ».

Ans : un sexagénaire condamné à <strong>2 ans</strong> de prison ferme pour violences répétées sur sa compagne
©Illustration IA Nicolas Piret / we-news.com

Le tribunal retient la récidive et prononce une peine ferme

Le dossier, examiné récemment au parquet, met en lumière deux épisodes bien distincts de violences conjugales commis par un sexagénaire identifié dans l'information judiciaire comme Jean-Jacques. Pour ces faits — constatés par la police et rapportés par la victime ainsi que par des témoins — le parquet avait requis une peine ferme. Le tribunal a suivi ces réquisitions et prononcé une condamnation à 2 ans de prison ferme.

Les épisodes retenus par l'accusation se sont déroulés à l'été et à l'automne 2025. Les constats médicaux et le récit des témoins ont servi à établir la gravité des faits : hématomes, plaie saignante au front et lésions corporelles ont été relevés par les forces de l'ordre lors des interventions.

Trois épisodes décrits devant la justice

Le parquet a notamment rappelé les circonstances suivantes :

  • Le 1er août 2025, la compagne appelle la police : elle a tenté d'ouvrir la portière d'une voiture pour prendre l'air mais, selon elle, a été retenue par le bras. Les policiers constatent un hématome.
  • Le 28 septembre 2025, la victime affirme avoir été giflée après avoir demandé son aérosol au prévenu.
  • Le 17 juillet (date de l'année non précisée par le parquet dans le dossier public), la police est avertie d'un comportement violent ; la victime est retrouvée choquée, le pantalon humide, avec plusieurs lésions et une plaie ouverte au front ; elle raconte avoir été violemment poussée après avoir refusé de monter dans une voiture alors que le conducteur était, selon elle, sous l'influence de l'alcool.
« Je l'ai retenue, pour ne pas qu'elle parte seule dans le noir et soit agressée », a affirmé le prévenu pour expliquer l'une des scènes, tout en niant avoir voulu frapper.

Le parquet a également rapporté le témoignage de deux témoins qui ont dit avoir vu le prévenu faire une « balayette » à la victime avant de la monter de force dans le véhicule.

Des explications jugées insuffisantes par la justice

Face aux faits, le prévenu a systématiquement minimisé ou expliqué ses gestes comme des accidents : il a évoqué un malaise, la consommation d'une bière et des gestes involontaires. Pour le coup de coude donné au visage ou la balayette, il a maintenu qu'il n'avait « pas frappé, comme disent les gens ». Ces explications n'ont pas convaincu le tribunal, qui a retenu la récidive et l'impact des violences sur la victime.

Le dossier a aussi mentionné une autre problématique annexée à l'enquête : une signature apposée sur un document attribuant des biens mobiliers en cas de décès, signale le parquet. Le prévenu nie avoir imité la signature de son ex‑compagne, mais ces éléments ont été versés au dossier d'enquête.

DateFait alléguéConstat
1er août 2025Retenue par le bras, tentative d'ouverture de portièreHématome constaté par la police
28 septembre 2025Gifle après demande d'un aérosolDéclaration de la victime
17 juillet (année du dossier)Balayette, chute, blessure au frontVictime choquée, plaie saignante, témoignages

Le jugement s'inscrit dans une logique de fermeté à l'égard des auteurs de violences conjugales, particulièrement lorsque la récidive est caractérisée. La condamnation à 2 ans de prison ferme reflète la gravité des faits retenus et la volonté du parquet d'obtenir une sanction dissuasive.

Conséquences locales et questionnements

Pour les habitants de la région liégeoise, et notamment pour les acteurs locaux de la prévention des violences, ce dossier rappelle l'âpreté des parcours de couple marqués par des passages à l'acte répétés. La présence de témoins et l'intervention d'agents de police ont permis d'établir des constats médicaux importants pour la suite judiciaire.

Les victimes de violences conjugales restent encouragées à contacter la police, les services sociaux locaux ou les associations spécialisées pour être prises en charge et orientées. Les services de la police locale et le parquet continuent de suivre de près ces affaires.

Nicolas Piret
Nicolas IA Correspondant en Wallonie (Liège) en ligne

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