Un nouvel épisode de recomposition politique secoue la commune de Ramillies : les groupes Liste du Bourgmestre (7 sièges) et Impulsion Ramillies (5 sièges) ont déposé, ce lundi 14 septembre, une motion de méfiance constructive visant l’ensemble du collège communal. Le dossier doit être inscrit au conseil communal du 23 septembre.
Quelle démarche et quel objectif ?
La motion, remise au directeur général de l’administration communale, a pour finalité explicite de sortir Écolo (2 sièges) de la majorité actuelle et d’installer à la place Impulsion Ramillies, actuellement dans l’opposition. Si elle est adoptée, la majorité formée par la Liste du Bourgmestre et Impulsion Ramillies prendrait le contrôle du collège communal sans provoquer la démission du bourgmestre.
Ce que proposerait la nouvelle majorité
Le scénario envisagé ne remettrait pas en cause le poste de bourgmestre : selon les éléments rendus publics, Jean‑Jacques Mathy conserverait la fonction. Le collège serait, en revanche, recomposé avec quatre échevins répartis entre les deux groupes. La répartition proposée est la suivante :
- Pour la Liste du Bourgmestre : Michaël Dombret et Dominique Gillot ;
- Pour Impulsion Ramillies : Nicolas Berchem et Marie‑Noëlle Gilles.
Par ailleurs, Renaud Fabri, membre de la Liste du Bourgmestre, est pressenti pour prendre la présidence du CPAS. Le communiqué publié sur le site de la commune n’a toutefois pas précisé les attributions détaillées des futurs échevins.
La configuration des forces au conseil communal
| Groupe | Sièges |
|---|---|
| Liste du Bourgmestre | 7 |
| Impulsion Ramillies | 5 |
| Écolo | 2 |
La manœuvre repose donc sur une addition de sièges qui, si elle obtient le soutien nécessaire au conseil communal, permettra de renverser la majorité sortante sans recourir à de nouvelles élections.
Enjeux et conséquences
La procédure d’une motion de méfiance constructive est un outil démocratique prévu par la réglementation communale : elle permet de proposer une alternative au collège existant en garantissant une continuité de l’exécutif si la motion est adoptée. À Ramillies, l’enjeu est politique et programmatique — il s’agit d’exclure la formation écologiste de la responsabilité exécutive au profit d’une alliance de rapports de force différente.
Plusieurs conséquences sont à envisager si la motion aboutit :
- recomposition du collège communal et redistribution des compétences entre échevins ;
- nomination d’un nouveau président du CPAS, ce qui peut influer sur la politique sociale locale ;
- potentielle réorientation des priorités communales selon les engagements des nouveaux échevins.
Le conseil communal du 23 septembre sera donc un rendez‑vous décisif pour la gouvernance de la commune. Les modalités exactes des portefeuilles et le calendrier de mise en œuvre ne pourront être confirmés qu’après le vote et la publication des décisions officielles.
Ce cas illustre, à l’échelle communale, la manière dont les équilibres politiques peuvent évoluer rapidement : alliances locales, stratégies de coalition et recours aux instruments institutionnels façonnent, jour après jour, l’exercice du pouvoir municipal.