Un métier en mutation, vu depuis le siège d’un camion
À Mouscron, Eric Catteau connaît les autoroutes belges comme sa poche. Chauffeur poids lourd depuis plus de quarante ans, il roule depuis seize ans pour l’entreprise Dachser. Son parcours, simple et solide, illustre les transformations techniques et humaines que traverse le secteur du transport routier.
Sans fanfaronnade, cet homme originaire de la commune évoque les progrès mécaniques et électroniques qui ont changé le quotidien des routiers — mais aussi les habitudes de circulation et l’organisation des tournées. « C’est difficile d’avoir une vie de famille, mais ça en vaut vraiment la peine », confie-t-il, résumant un tiraillement présent dans de nombreuses discussions entre professionnels du transport.
Un équilibre familial mis à l’épreuve
Le témoignage met en lumière une réalité partagée par de nombreux chauffeurs longue distance : la conciliation entre vie professionnelle et vie familiale reste compliquée. Les horaires décalés, les longues périodes loin du domicile et la pression liée aux délais pèsent sur les relations et les rythmes domestiques. Pour certaines familles mouscronnoises, ces contraintes rendent le métier moins attractif, malgré la fierté et l’attachement au travail routier exprimés par des professionnels comme Eric.
Moins de candidats, perspectives et conséquences locales
Eric souligne un autre phénomène que confirment plusieurs acteurs du secteur : le désintérêt des jeunes pour la profession. Ce constat, évoqué par le conducteur, pose question pour les entreprises locales et les logisticiens présents dans la région. Une raréfaction des nouveaux entrants pourrait peser sur la capacité des sociétés de transport à répondre aux besoins des commerces et des plateformes de distribution qui rayonnent depuis et autour de Mouscron.
- Durée de carrière : plus de 40 ans au volant.
- Employeur actuel : Dachser, depuis 16 ans.
- Constats : progrès techniques, changements de circulation, désaffection des jeunes.
« C’est difficile d’avoir une vie de famille, mais ça en vaut vraiment la peine. »
Ce que cela implique pour Mouscron
Pour la commune et les acteurs économiques locaux, le témoignage d’un routier expérimenté comme Eric invite à réfléchir à plusieurs niveaux : formation professionnelle, attractivité des métiers du transport, conditions de travail et qualité de vie des équipes. Sans chiffres chiffrés fournis par l’interview, il reste toutefois clair que le sujet dépasse la seule expérience individuelle et concerne la chaîne logistique locale.
| Élément | Information |
|---|---|
| Expérience totale | Plus de 40 ans |
| Durée chez Dachser | 16 ans |
À Mouscron comme ailleurs en Wallonie, le défi consiste à valoriser ces métiers en montrant leur utilité, tout en améliorant les conditions pour attirer de nouvelles générations. Le récit d’Eric offre un éclairage précieux et humble sur une profession incontournable pour l’économie locale.
Reste à savoir comment les autorités communales, les centres de formation et les entreprises de la région répondront à ces signaux pour préparer la relève et préserver un maillon essentiel de la chaîne logistique.