Un alpiniste de nationalité tchèque, âgé d'environ quarante ans, est décédé jeudi après‑midi dans le couloir du Goûter, sur l'itinéraire classique d'ascension du Mont‑Blanc, emporté par une chute de pierres, a indiqué samedi le Peloton de gendarmerie de haute montagne (PGHM) d'Annecy.
Le compagnon a donné l'alerte
La victime avait quitté le refuge en compagnie d'un ami, qui a prévenu les secours après l'accident. Les circonstances précises n'ont pas été détaillées par le PGHM, qui confirme toutefois que l'homme a été tué sur le coup dans ce secteur réputé pour ses chutes de pierres.
« Le couloir de la mort »
Le couloir du Goûter est souvent qualifié dans le milieu alpin de « couloir de la mort » en raison du risque d'éboulements, particulièrement sur la partie basse de l'itinéraire d'accès à l'aiguille du Goûter. Des conditions météorologiques chaudes ou instables peuvent favoriser la détachement de blocs et de pierres sur ce passage exposé.
Un lieu déjà meurtri cet été
La région a été marquée ces derniers mois par plusieurs incidents similaires. Deux autres alpinistes tchèques avaient trouvé la mort dans le même couloir lors de la nuit du 14 au 15 juillet, également victimes de chutes de pierres. Par ailleurs, des refuges d'étape utilisés pour l'ascension par l'aiguille du Goûter avaient été fermés entre le 11 et le 26 août en raison de la chaleur, qui augmente le risque d'éboulements.
Chronologie récente
| Date | Événement |
|---|---|
| 14–15 juillet | Deux alpinistes tchèques tués dans le couloir du Goûter par chute de pierres |
| 11–26 août | Fermeture de refuges d'étape en raison d'une chaleur propice aux éboulements |
| Jeudi (date de l'accident) | Un alpiniste tchèque d'une quarantaine d'années tué dans le couloir du Goûter |
Conséquences et réactions locales
Le PGHM d'Annecy, chargé des interventions en haute montagne sur le département, est intervenu pour confirmer l'accident. Aucune autre précision n'a été fournie publiquement concernant l'identité de la victime, son niveau d'expérience ni les conditions météo exactes au moment de l'éboulement.
- Le couloir du Goûter demeure une zone d'accès très fréquentée mais dangereuse sur la voie normale du Mont‑Blanc.
- Les autorités locales et les services de secours rappellent l'extrême prudence lors des ascensions et la nécessité d'une préparation adaptée.
- Les fermetures ponctuelles de refuges ou d'itinéraires restent un outil pour limiter l'exposition lors d'épisodes de chaleur ou d'instabilité.
Les accidents de ce type soulignent la vulnérabilité des alpinistes face aux risques objectifs liés à la géologie et aux évolutions climatiques en haute montagne, sans que le PGHM n'ait fait d'autre commentaire public pour l'instant. Les investigations de terrain, lorsqu'elles sont possibles, permettent parfois d'établir une chronologie plus précise des faits, mais les familles et proches sont souvent informés en priorité par les autorités compétentes.
Le Mont‑Blanc et ses itinéraires d'accès restent étroitement surveillés par les secours en montagne, qui adaptent leurs recommandations aux conditions saisonnières et météorologiques. Les pratiquants sont invités à se rapprocher des structures locales (PGHM, refuges, offices de tourisme) pour obtenir des informations actualisées avant toute tentative d'ascension.