Un collectif jeune et formé au club porté vers la montée
Après deux saisons passées en Régionale 1, le Racing Club Abeilles Cergy-Pontoise (RCACP) a validé son retour en Fédérale 3. La montée, obtenue au terme d’un championnat accroché, repose sur un effectif d’une moyenne d’âge particulièrement basse et sur une politique axée sur la formation plutôt que sur le recrutement de stars.
Le nouvel entraîneur, Olivier Cramette, arrivé cette saison sur le banc cergyssois, met en avant la cohésion construite au quotidien. «
Tous les vendredis soir, avant les matchs, on regroupait les joueurs autour d’un barbecue», explique-t-il, décrivant un rituel qui a, selon lui, contribué à souder le groupe.
Le capitaine, Valentin Breton, confirme l’effet fédérateur du dispositif : «
On enfilait des doudounes et on se réunissait autour du feu. Forcément, ça fédère le collectif», rapporte-t-il en souriant. De la convivialité aux résultats, la corrélation est devenue pour le club un élément de réussite cette saison.
Une stratégie financière et sportive axée sur la formation
La direction du RCACP a délibérément choisi de consacrer ses ressources au développement interne. Le président, David Prou, le résume ainsi : «
Chaque euro doit servir à faire grandir le club. On préfère investir dans l’école de rugby ou dans les encadrants». Cette orientation a permis de faire émerger un groupe où deux tiers des joueurs de l’équipe première sont issus des rangs du club.
- Montée en Fédérale 3 après deux ans en Régionale 1
- Moyenne d’âge de l’équipe : 24 ans
- École de rugby : plus de 150 licenciés
La volonté affichée est prudente : se maintenir d’abord, puis viser, si tout se passe bien, une place parmi les leaders. Le capitaine, âgé de 28 ans, rappelle la hiérarchie des objectifs : «
Dans un premier temps, on voudra se maintenir. Après, forcément, on aura envie d’aller chercher les quatre premières places, synonymes de phase finale».
Des ingrédients humains plus que des investissements spectaculaires
La recette du RCACP n’est pas sportive uniquement ; elle est aussi sociale et éducative. En privilégiant les éducateurs et l’école de rugby, le club mise sur la durabilité. L’apport de quelques anciens destinés à encadrer la jeunesse complète l’équation : l’expérience et la transmission viennent équilibrer la fougue des plus jeunes.
| Élément | Chiffre |
|---|---|
| Moyenne d’âge | 24 ans |
| Licenciés à l’école de rugby | 150+ |
| Part des joueurs formés au club | 2/3 |
Sur le plan sportif, la transition vers la Fédérale 3 exigera cependant des ajustements : intensité des entraînements, rigueur tactique et préparation physique à un niveau supérieur. Le club, conscient de ces exigences, a choisi de ne pas masquer ses ambitions derrière des recrutements ponctuels coûteux.
Conséquences pour la vie sportive locale
La montée constitue un signal fort pour l’écosystème rugbystique local de Cergy et du Val-d’Oise. Une équipe première compétitive et une école de jeunes dynamique peuvent attirer davantage de familles, stimuler les bénévoles et renforcer les partenariats locaux. Pour la ville, le RCACP offre un visage sportif fédérateur, axé sur la formation et la pérennité.
Reste à consolider le palier acquis : si la convivialité et la jeunesse ont permis de revenir en Fédérale 3, c’est désormais la régularité, la préparation et l’adaptation au niveau fédéral qui détermineront si le club peut y rester dans la durée.