Situation et conséquences
Au commissariat d'Amiens, l'eau du robinet a été déclarée non potable après qu'une erreur de canalisation ait inversé les flux d'eau destinés aux sanitaires et aux robinets. Cette bévue, imputée aux travaux sur le site, a conduit à l'ingestion d'une eau contaminée par plusieurs agents du commissariat, qui ont développé des troubles digestifs.
Nombre de personnes touchées et symptômes
Selon les informations relayées par BFMTV, une dizaine d'agents ont été intoxiqués. Un policier, identifié sous le prénom Jean, raconte avoir été pris de violentes douleurs abdominales ; son médecin a conclu à une infection contractée en buvant l'eau au travail. Le syndicat Un1té Police évoque pour sa part « une quinzaine » de collègues touchés.
- Type de problème : erreur de raccordement des canalisations
- Conséquence : eau non potable et ingestion par des agents
- Effets constatés : troubles intestinaux et infection diagnostiquée pour au moins un policier
Analyses et réactions
Les analyses effectuées sur l'eau ont révélé la présence d'excréments d'animaux, et BFMTV cite le témoignage de Jean qui s'indigne :
« Sur les analyses des excréments de pigeon, des excréments d'animaux sont révélés. On l'a bu, moi j'ai bu ça? De la merde, il n'y a pas d'autres mots. Pour moi, c'est impardonnable »
La colère des agents s'explique aussi par le sentiment d'avoir été insuffisamment écoutés : plusieurs d'entre eux avaient alerté depuis le mois de janvier sur la coloration anormale de l'eau, selon les sources médiatiques. Stéphane Fievez, secrétaire du syndicat Un1té Police à Amiens, dénonce « On a laissé volontairement boire à nos collègues de l'eau polluée ».
Mesures prises par l'administration
La préfecture de la Somme indique qu'une opération de purification a eu lieu le lundi 31 août. Des panneaux d'alerte ont été apposés devant les toilettes du commissariat pour signaler que l'eau n'est pas potable. La préfecture annonce également que de nouvelles analyses seront réalisées dans les jours qui suivent pour confirmer l'efficacité des opérations de nettoyage et lever, si possible, l'interdiction de consommation.
| Événement | Date ou période |
|---|---|
| Alertes internes sur la qualité de l'eau | Depuis janvier |
| Opération de purification | 31 août |
| Publication médiatique et déclaration des victimes | Début septembre |
Enjeux locaux et questions en suspens
Au-delà du malaise physique subi par les agents, cet incident pose des questions sur la gestion des travaux et le suivi sanitaire des bâtiments publics. Les points clefs restent :
- la chronologie et la prise en compte des alertes remontées depuis janvier ;
- la nature exacte des contaminations identifiées par les analyses ;
- les garanties données aux agents pour la sécurité de l'eau et la prévention de risques similaires.
La communauté policière locale réclame des réponses rapides et des mesures pour éviter de nouvelles expositions. La préfecture, contactée via le communiqué mentionné par BFMTV, a engagé des analyses complémentaires mais n'a pas, à ce stade, publié l'intégralité des résultats ni précisé un calendrier précis pour la restitution d'une eau potable au commissariat.
La rédaction de WE NEWS reste mobilisée pour suivre l'évolution des analyses et rendra compte des conclusions sanitaires et des éventuelles suites disciplinaires ou techniques des travaux conduits sur le site.