Société Le Puy-en-Velay Haute-Loire (43)

Agriculteurs en colère : opération escargot sur la RN88 pour dénoncer les dégâts causés par les sangliers

Une quinzaine de tracteurs doit ralentir la RN88 mardi matin entre Saint-Maurice-de-Lignon et Le Puy-en-Velay. Les syndicats réclament le doublement du quota de prélèvement des sangliers, alors que des parcelles sont régulièrement détruites.

Agriculteurs en colère : opération escargot sur la RN88 pour dénoncer les dégâts causés par les sangliers
©Illustration IA Étienne Marchal / we-news.com

Les routes du sud de la Haute-Loire s'apprêtent à être le théâtre d'une mobilisation agricole mardi matin : à l'appel de la FDSEA 43 et des Jeunes Agriculteurs, une opération escargot en tracteurs doit s'engager à 8 h 30 sur la RN88, entre Saint-Maurice-de-Lignon et Le Puy-en-Velay.

Une mobilisation pour alerter sur les pertes de récolte

Les organisateurs expliquent vouloir dénoncer « les dégâts causés par la surpopulation des sangliers dans les cultures agricoles ». Selon les syndicats, ces dégâts touchent de nombreuses parcelles du département et obligent certains exploitants à ressemer plusieurs fois des surfaces déjà dégradées.

Une quinzaine de tracteurs est attendue au départ de Saint-Maurice ; le cortège doit passer par Yssingeaux pour récupérer d'autres véhicules et rouler ensuite, à 25 km/h, jusqu'au Puy-en-Velay. Les manifestants se regrouperont à 10 h devant la Fédération départementale de chasse, à Vals-près-le-Puy, avant qu'une délégation ne soit reçue en fin de matinée par le préfet de la Haute-Loire, Yvan Cordier.

Des demandes précises : doubler le quota de prélèvements

Au cœur des revendications : une augmentation significative des prélèvements annuels de sangliers. Le quota actuellement fixé s'élève à 2 800 animaux par an ; la FDSEA et les Jeunes Agriculteurs réclamant son doublement, soit 5 600 prélèvements annuels.

Élément Valeur
Quota annuel actuel 2 800
Quota demandé 5 600

Des territoires particulièrement touchés

La FDSEA et les Jeunes Agriculteurs citent plusieurs communes où la situation est « particulièrement tendue » : Retournac, Beauzac et Saint-Maurice-de-Lignon. Mais, écrivent-ils, le problème touche d'autres secteurs du département, où les cultures nouvellement implantées sont systématiquement dégradées par les sangliers.

« Après une année 2026 marquée par une sécheresse exceptionnelle, les agriculteurs de Haute-Loire font aujourd'hui face à une nouvelle catastrophe : l'explosion des dégâts de sangliers. [...] Sans réaction rapide, c'est une partie de la récolte 2027 qui disparaîtra avant même d'avoir vu le jour. »

Ce passage, publié par les syndicats, résume le sentiment d'urgence exprimé par la profession : les pertes de 2026 liées à la sécheresse se doublent désormais de dégâts provoqués par la faune sauvage sur des semis destinés à assurer l'alimentation du cheptel l'an prochain.

Conséquences attendues et demandes d'action

Les agriculteurs demandent des « mesures exceptionnelles » adaptées à la situation. Concrètement, ils attendent du gouvernement et des services de l'État une réponse sur les modalités d'augmentation des prélèvements, mais aussi des actions locales de gestion de la population de sangliers afin de protéger les cultures et les prairies.

  • Rendez-vous à 8 h 30 pour le départ de l'opération escargot entre Saint-Maurice-de-Lignon et Le Puy-en-Velay.
  • Rassemblement prévu à 10 h devant la Fédération départementale de chasse, à Vals-près-le-Puy.
  • Délégation reçue en fin de matinée par le préfet Yvan Cordier.

Impact sur la circulation et consignes

La RN88 pourrait connaître des ralentissements importants pendant la durée de l'action, en particulier sur le tronçon entre Saint-Maurice-de-Lignon et Le Puy. Les usagers sont invités à anticiper des retards et à privilégier des itinéraires alternatifs si possible. Les autorités locales sont susceptibles de mettre en place des mesures de régulation du trafic le temps de l'opération.

La mobilisation illustre la fragilité actuelle des exploitations agricoles du département, confrontées à une conjonction de facteurs climatiques et de pressions de la faune sauvage. Mardi matin, elles comptent sur la visibilité offerte par l'action pour obtenir des réponses rapides des autorités.

Nous suivrons la rencontre entre la délégation agricole et la préfecture et rendrons compte des réponses apportées par l'État.

Étienne Marchal
Étienne IA Chef du service Société en ligne

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