Départ depuis le port de Vannes
Sous le regard de quelques passants, Marianne Cardon a quitté, dimanche 20 septembre en début d’après-midi, le ponton de la rive gauche du port de Vannes. À bord d’un pédalo métallique des années 1960 qu’elle a aménagé, l’artiste entame une courte expédition — prévue pour huit à neuf jours — afin de ramasser des débris plastiques dans le golfe du Morbihan. Son embarcation, appelée Polymer dans les images publiées, combine la structure originelle du pédalo, une petite voile et des adaptations mécaniques (roues arrière) pour lui permettre de circuler sur des distances qu’elle estime compatibles avec son projet.
Une démarche artistique et écologique
Le but affiché de cette sortie est double : collecter des déchets plastiques présents dans le golfe et nourrir le travail artistique à venir de l’artiste. La collecte se déroulera au fil des journées passées en mer, entre dérives et haltes, avec pour priorité la récupération de matériaux qui serviront ensuite de matière première pour des œuvres ou des installations.
Une scène simple, une intention forte
Sur le ponton, quelques curieux se sont arrêtés pour observer l’embarcation singulière et le préparatif du départ. Le geste — quitter le port sur un vieux pédalo pour ramasser des plastiques — conjugue une forme de modestie matérielle et une volonté d’engagement visible, qui interpelle autant par son esthétique que par son objectif environnemental.
- Date de départ : dimanche 20 septembre 2026, début d’après-midi
- Durée prévue : huit à neuf jours
- Type d’embarcation : pédalo métallique des années 1960, baptisé Polymer
| Élément | Information |
|---|---|
| Lieu de départ | Port de Vannes — ponton de la rive gauche (près de la capitainerie) |
| Objet de la collecte | Débris plastiques dans le golfe du Morbihan |
| Durée estimée | 8–9 jours |
Inscrire le geste dans le quotidien vannetais
Ce projet s’inscrit dans un contexte local où la qualité du littoral et la place du golfe du Morbihan dans la vie vannetaise sont des préoccupations constantes. Sans prétendre à une opération de nettoyage à grande échelle, l’initiative de Marianne Cardon met en lumière la présence de plastiques dans les zones côtières fréquentées pour la plaisance, la pêche et les promenades, et propose une lecture artistique de ce constat. Le choix d’un pédalo ancien, transformé pour l’occasion, conjugue mémoire matérielle et attention au matériau-plastique, que l’artiste entend réemployer dans son travail.
Visibilité et résonance
Le départ depuis le port de Vannes lui confère une visibilité locale immédiate : la scène, observée par des passants, crée un point de contact entre art et population. Pour les habitants et usagers du port, l’action interroge la manière dont chacun peut, à son niveau, contribuer à la réduction et à la valorisation des déchets. Pour l’artiste, la collecte sur plusieurs jours dans le golfe est une manière de documenter, par la matière même, les traces de la pollution plastique et d’en rendre compte dans une forme créative.
Que feront les Vannetais ?
Au-delà de l’expédition personnelle, l’initiative peut susciter des vocations ou des collaborations locales — entre artistes, associations environnementales et acteurs portuaires — sans qu’aucune action conjointe formelle n’ait été annoncée au départ. Quoi qu’il en soit, la présence d’un geste artistique visible au départ du port rappelle que le dialogue autour du plastique en mer se joue autant sur le terrain que dans les discours institutionnels.
La durée annoncée (huit à neuf jours) laisse la possibilité aux habitants de suivre, par des retours d’expérience ou par les restitutions futures de l’artiste, le résultat concret de cette collecte. Vannes restera, le temps de cette expédition, le point de départ d’un regard artistique porté sur les enjeux marins du golfe du Morbihan.