Une quarantaine de personnes souffrant de troubles psychiques ont pris part, ce jeudi 17 septembre, à la deuxième édition des Jeux de la psychiatrie à la salle Le Sporting, à Beaupréau (Beaupréau‑en‑Mauges, Maine‑et‑Loire). Organisée sous l'égide du centre hospitalier de Cholet et à l'initiative de l'Association des établissements participant au service public de santé mentale (Adesm), la journée visait à mettre en lumière les bienfaits du sport dans les parcours de soins.
Des ateliers ludiques pour faciliter l'accès à l'activité physique
La matinée s'est déroulée sous forme d'ateliers — certains participants découvraient le taekwondo, d'autres empruntaient un parcours d'obstacles avant de lancer un sac rempli de grains de riz sur une planche inclinée et percée. Ces exercices, volontairement variés et accessibles, cherchaient à conjuguer volet ludique et bénéfices physiques et psychiques, afin d'encourager la pratique régulière ou la reprise d'une activité sportive.
« Le sport, pour le moral, c’est très important »
Plusieurs structures du secteur se sont impliquées pour proposer des animations adaptées au public présent. L'objectif affiché était double : d'une part, démontrer concrètement comment l'activité physique peut être intégrée aux parcours de soin en psychiatrie ; d'autre part, offrir aux participants une expérience positive de groupe, facteur reconnu d'adhésion et de maintien d'une pratique.
Un événement inscrit dans un contexte sanitaire tendu
La tenue de ces Jeux intervient alors que la psychiatrie fait l'objet d'interrogations locales, notamment autour du centre de Cholet, et plus largement dans certaines régions où la filière psychiatrique connaît des tensions. Si l'initiative n'est pas une réponse structurelle aux difficultés organisationnelles ou aux besoins de financement, elle illustre la volonté des acteurs de terrain de développer des approches complémentaires aux soins médicamenteux et psychothérapeutiques.
En mettant l'accent sur des activités simples et adaptables, les organisateurs visent à faciliter le passage du cadre événementiel à des dispositifs pérennes : ateliers réguliers, partenariats avec des clubs locaux, ou intégration d'interventions sportives dans les programmes de réhabilitation psychosociale.
Ce que la journée a montré
- Participation : environ 40 personnes concernées par des troubles psychiques.
- Organisation : initiative portée par l'Adesm, sous l'égide du centre hospitalier de Cholet.
- Activités : taekwondo, parcours d'obstacles, atelier de lancer de sac (exercice symbolique et ludique).
| Élément | Détail |
|---|---|
| Lieu | Salle Le Sporting, Beaupréau (Beaupréau‑en‑Mauges) |
| Organisateurs | Centre hospitalier de Cholet, Adesm |
| Public | Personnes souffrant de troubles psychiques (environ 40) |
Les retombées immédiates portent sur le bien‑être des participants et sur la visibilité d'une approche non médicamenteuse. À moyen terme, ces actions peuvent nourrir des réflexions sur la diversification des parcours de soin, la formation des professionnels et les collaborations entre établissements de santé et acteurs sportifs locaux.
Sur le plan pratico‑opérationnel, la transformation d'une journée de sensibilisation en offres régulières nécessitera des moyens : encadrement spécialisé, infrastructures adaptées, coordination interinstitutionnelle. Les organisateurs pourront s'appuyer sur ce type d'événement pour documenter l'impact du sport sur le moral et l'insertion sociale, et plaider pour des dispositifs structurés au bénéfice des patients.
Sans prétendre à des solutions immédiates aux difficultés de la psychiatrie, ces Jeux illustrent une voie pragmatique : rendre le sport accessible, valoriser l'expérience collective et tester des formats reproducibles au sein des parcours de soin.