Les autorités sanitaires belges ont identifié une dizaine de cas suspectés ou confirmés d'infection humaine au virus du Nil occidental ces dernières semaines, a indiqué jeudi l'administration bruxelloise de la Santé, Vivalis, recoupée par le Departement Zorg en Flandre. Deux infections auraient été contractées localement à Bruxelles; huit autres cas sont signalés comme probables dans le nord du pays. Aucun cas n'a été notifié en Wallonie, y compris dans la communauté germanophone.
Répartition géographique et gravité
À Bruxelles, il s'agit d'un résident de la capitale, qui ne présente plus de symptômes, ainsi que d'un touriste italien rentré en Italie sans symptômes aigus. En Flandre, le Departement Zorg fait état de huit cas fortement suspectés, principalement dans les provinces d'Anvers et du Brabant flamand. Une des personnes a été hospitalisée en raison de symptômes neurologiques; son état s'améliore selon les autorités.
| Région | Cas recensés |
|---|---|
| Bruxelles | 2 |
| Flandre | 8 (suspects) |
| Wallonie | 0 |
Risque global et recommandations
Les autorités sanitaires estiment que la situation était attendue et que le risque d'infection reste faible. Néanmoins, elles appellent à la prudence, notamment pour les personnes vulnérables. Vivalis insiste sur la nécessité de se protéger contre les piqûres de moustiques jusqu'à la fin de la saison, fin octobre.
« Pour rappel, le virus du Nil occidental ne se transmet à l’être humain que par la piqûre d’un moustique infecté. 80 % des personnes infectées ne développent aucun symptôme. Parmi les 20 % qui présentent des signes cliniques, il s’agit généralement d’un syndrome grippal bénin (fièvre, maux de tête, fatigue). Moins de 1 % des cas évoluent vers une forme grave, avec des complications neurologiques. Les personnes âgées et les personnes immunodéprimées présentent un risque plus élevé de forme sévère. »
Concrètement, les autorités recommandent des mesures de prévention simples mais efficaces, en particulier pour les publics à risque :
- utiliser des répulsifs et des vêtements couvrants en période d'activité des moustiques ;
- installer des protections physiques (moustiquaires, fenêtres closes) ;
- éviter l'eau stagnante à proximité des habitations pour réduire les lieux de reproduction des moustiques.
Surveillance renforcée jusqu’à la fin de la saison
Les autorités sanitaires nationales et régionales suivent la situation de près et maintiendront la surveillance jusqu'à la fin de la saison des moustiques, prévue fin octobre. Elles rappellent que la majorité des infections restent asymptomatiques ou bénignes : dans environ 80 % des cas, aucune manifestation clinique n'apparaît, et parmi les cas symptomatiques, la plupart présentent un tableau grippal passager. Les formes sévères avec atteintes neurologiques restent rares, touchant moins de 1 % des personnes infectées, mais requièrent une attention particulière lorsqu'elles surviennent, notamment chez les personnes âgées ou immunodéprimées.
Pour l'instant, aucune mesure exceptionnelle au niveau national n'a été annoncée; les autorités privilégient la communication ciblée et la prévention individuelle. La situation évoluera en fonction des investigations et des confirmations de cas supplémentaires.