Un homme reconnu coupable d’avoir ciblé des adolescentes en ligne a récemment plaidé coupable à de nombreux chefs d’accusation au palais de justice de Montréal, a confirmé la source judiciaire citée dans le dossier. Les faits portent sur des relations entretenues via des réseaux sociaux et plusieurs agressions présumées sur des mineures.
Une multirécidive mise au jour
Le principal intéressé, identifié par les autorités comme Jonathan Inglis, fait l’objet d’une procédure pour 31 chefs d’accusation, dont des infractions liées au leurre de personnes mineures et une agression sexuelle sur une adolescente. Selon le dossier, il aurait ainsi contacté et abusé d’une douzaine d’adolescentes au Québec, mais aussi dans d’autres provinces canadiennes.
L’affaire met en lumière la récidive de cet homme déjà condamné à plusieurs reprises pour des faits similaires. En 2020, il avait été condamné à 36 mois de détention pour leurrage et agression d’une fillette de 12 ans. Cette peine venait s’ajouter à une précédente incarcération de 22 mois pur des infractions du même ordre. Après sa libération en 2021, il était soumis à une période de surveillance renforcée de cinq ans, selon les documents judiciaires.
- 31 chefs d’accusation imputés récemment.
- Une douzaine de victimes mineures identifiées dans le dossier.
- Peines antérieures : 22 et 36 mois d’emprisonnement.
Échecs apparents de la surveillance et arrestation
Malgré cette surveillance, le suspect a repris contact en ligne avec des adolescentes au Québec, en Ontario et au Manitoba, d’après les éléments versés au dossier. Une interdiction de fréquenter des mineurs figurant parmi ses conditions n’a pas empêché deux rencontres présumées avec des adolescentes à Salaberry‑de‑Valleyfield. Une des mères concernées a porté plainte et alerté les services de police.
Les policiers du Service de police de la Ville de Montréal (SPVM) se sont présentés à son domicile en mars 2024 pour procéder à une arrestation, mais il a alors agressé un agent et pris la fuite à pied. Le SPVM a lancé un avis de recherche en juin 2024, diffusant notamment une photographie. Peu après la médiatisation, il a été identifié et appréhendé : il travaillait comme serveur sur l’avenue Monkland, à Montréal, sous une fausse identité.
« Je suis le cauchemar de tous les parents »
Cette phrase, déjà rapportée dans les médias, avait été attribuée au prévenu dans des déclarations antérieures au procès. La diffusion de son image par les autorités a aidé une adolescente de 13 ans à reconnaître l’homme comme son agresseur; elle l’avait rencontré via l’application Snapchat, selon les pièces du dossier.
| Année | Événement | Sanction |
|---|---|---|
| Avant 2020 | Premières condamnations pour infractions sexuelles | 22 mois |
| 2020 | Condamnation pour leurrage et agression d’une fillette de 12 ans | 36 mois |
| 2024–2026 | Nouvelles accusations, diffusion d’un avis de recherche, arrestation | 31 chefs d’accusation – procédure en cours |
Conséquences judiciaires et questions publiques
Le parquet, qui a requis des mesures particulières au cours de la procédure, pourrait demander que l’accusé soit déclaré « délinquant à contrôler » ou « dangereux », statuts qui entraînent des modalités de suivi renforcé après la peine. Le dossier interroge toutefois l’efficacité des mécanismes de contrôle et de suivi des personnes condamnées pour infractions sexuelles à la sortie de détention, surtout lorsque celles‑ci utilisent des identités factices pour se réinsérer et reprendre contact avec des mineurs.
Les éléments publics issus du dossier montrent également la difficulté des forces de l’ordre à intervenir rapidement une fois qu’une condamnation antérieure a été purgée et qu’une période de surveillance est en place. Les autorités judiciaires et policières n’ont pas fourni de commentaires supplémentaires au-delà des documents judiciaires déposés et des communiqués du SPVM publiés lors de l’avis de recherche.
La procédure judiciaire se poursuit au palais de justice de Montréal; l’évolution des décisions du tribunal — quant aux peines et aux mesures de suivi — déterminera les suites administratives et pénales de cette affaire.