Santé publique France a confirmé jeudi 13 août qu'une de ses plateformes avait été la cible d'une cyberattaque affectant les données de contact d'environ 80 000 personnes. L'agence sanitaire a précisé que les informations compromises concernaient uniquement des coordonnées et non des données de santé.
Une plateforme externe visée
Le piratage a visé une plateforme de commande en ligne dédiée à l'envoi de documents liés aux campagnes de prévention (moncoupon.santepubliquefrance.fr). Cette interface est, selon l'agence, hébergée par un prestataire et « complètement indépendante des autres sites de l'agence ». Le site a été placé en maintenance dès la découverte de l'incident.
Nature et étendue des données compromises
Selon le recensement d'une fuite en ligne réalisé par le site French Breaches, qui a alerté mardi, un individu affirme avoir obtenu les données de près de 80 000 personnes. Santé publique France a confirmé ce chiffre à l'AFP et a tenu à limiter la portée des informations impactées : la base contenait « uniquement des données de contact (adresses mail et postale et numéro de téléphone de contact) pour l'acheminement des produits commandés », a déclaré l'agence.
« Adresses mail et postale et numéro de téléphone de contact » ont été compromis.
French Breaches indique en outre que le pirate affirme détenir les noms, adresses, numéros de téléphone, courriels et des éléments relatifs aux structures des personnes concernées. Santé publique France répète toutefois qu’aucune donnée de santé n’a été identifiée comme compromise dans cette base.
Conséquences pour les personnes concernées et réactions
La divulgation de coordonnées personnelles expose les victimes à des risques accrus de phishing, d'usurpation d'identité ou de sollicitations frauduleuses. Les autorités compétentes en matière de cybersécurité et de protection des données sont amenées à évaluer l'impact et à accompagner les personnes potentiellement touchées, notamment en recommandant la vigilance face aux courriels et appels suspects.
- Plateforme affectée : moncoupon.santepubliquefrance.fr (hébergée par un prestataire externe)
- Nombre de contacts concernés : ~80 000 (chiffre confirmé par Santé publique France)
- Types de données : adresses postales, adresses e‑mail, numéros de téléphone (pas de données médicales)
- Mesure immédiate : mise en maintenance du site
Quelles suites ?
À ce stade, Santé publique France ne signale pas d'atteinte aux informations médicales des usagers. L'agence devra cependant préciser les mesures prises pour circonscrire la fuite, notifier les personnes concernées et, le cas échéant, signaler l'incident à la CNIL (Commission nationale de l'informatique et des libertés) si la réglementation l'exige.
Les enquêtes techniques — souvent confiées à des spécialistes internes ou externes en cybersécurité — chercheront à déterminer l'origine de l'intrusion, la méthode d'accès utilisée et si d'autres systèmes de l'agence ont pu être compromis, malgré l'indépendance revendiquée de la plateforme attaquée.
| Élément | Information |
|---|---|
| Plateforme | moncoupon.santepubliquefrance.fr (hébergée par un prestataire) |
| Données concernées | Adresses postales, e‑mails, numéros de téléphone |
| Nombre de personnes | ≈ 80 000 |
| Données de santé | Non concernées, selon Santé publique France |
Pour les personnes ayant utilisé cette plateforme, il est recommandé de vérifier l'authenticité des messages entrants, d'éviter de communiquer des informations supplémentaires par courriel ou téléphone à des interlocuteurs non vérifiés, et de signaler toute tentative de fraude auprès des services compétents.
Nous avons contacté Santé publique France pour obtenir des précisions sur les mesures d'information des personnes concernées et sur l'éventuelle saisine de la CNIL ; l'agence a confirmé le chiffre fourni par French Breaches et maintient qu'aucune donnée de santé n'a été touchée.
La montée des cyberattaques visant des structures publiques et sanitaires rappelle l'importance des politiques de sécurité des données et de la coopération entre agences, prestataires et autorités de contrôle pour protéger les informations personnelles des citoyens.