Les syndicats CSC-Enseignement, CGSP et SETCa-SEL appellent à une action à Neufchâteau ce mercredi 26 août, jour de la rentrée, pour protester contre les conséquences des réformes sur les postes d'enseignants en province de Luxembourg. Le rassemblement est annoncé entre 14 h 30 et 16 h 10, moment choisi pour rappeler la charge horaire additionnelle imposée au degré supérieur du secondaire.
Une action symbolique pour alerter sur des pertes d'emplois
Selon le communiqué intersyndical diffusé mardi, la colère des enseignants « n'a pas pris de vacances ». Les organisations syndicales indiquent vouloir rendre publiques les données relatives aux pertes d'emplois dans la province. Le rassemblement se tiendra place Charles Bergh, près du palais de justice, avant un cortège jusqu'à l'hôtel de ville de Neufchâteau.
« Notre colère n'a pas pris de vacances et nous y sommes, c'est le jour de la rentrée… »
Les manifestants sont conviés à apporter des craies pour « dessiner sur le tarmac », un geste symbolique destiné à interpeller les autorités locales et régionales sur l'impact concret des mesures ministérielles. L'intersyndicale précise par ailleurs ne pas viser directement le député-bourgmestre de Neufchâteau, François Huberty, mais espère relancer la concertation et le dialogue social dans le domaine scolaire.
Politiques pointés du doigt
Les syndicats ciblent notamment les responsables politiques régionaux en les tenant pour responsables des suppressions de postes ou de la mobilité contrainte d'enseignants. Le communiqué cite nommément les ministres Glatigny (MR) et Degryse (Les Engagés), estimant qu'ils avaient assuré qu'il n'y aurait « pas de pertes d'emplois ».
Les organisations soulignent cependant que des enseignants se retrouvent en situation de perte d'emploi et que la promesse contestée — de pouvoir être affectés dans des écoles situées à moins de 25 km — ne correspond pas aux réalités du terrain en province de Luxembourg, où les bassins d'écoles peuvent dépasser cette distance.
Le front commun s'interroge ainsi : les responsables politiques ont-ils « compris que toutes les écoles risquent d'avoir les mêmes profils en 'surnombre' » ? Il met en avant les effets cumulés de réformes, citant l'exemple des enseignants de latin qui subissent simultanément des pertes dans certains degrés et des surcapacités dans d'autres.
Organisation de la mobilisation
L'action se déroulera en deux temps, calquant les deux périodes de 50 minutes correspondant, selon l'intersyndicale, aux heures prestées en plus par les professeurs du degré supérieur :
- 14 h 30 – 15 h 20 : premier rassemblement place Charles Bergh
- 15 h 30 – 16 h 10 : second temps, cortège jusqu'à l'hôtel de ville
| Élément | Informations |
|---|---|
| Lieu de rassemblement | Place Charles Bergh (près du palais de justice), Neufchâteau |
| Horaire | 14 h 30 – 16 h 10 |
| Organisateurs | CSC-Enseignement, CGSP, SETCa-SEL |
Les syndicats promettent de rendre publiques, lors de cette mobilisation, des données locales sur les suppressions d'emplois touchant l'enseignement en province de Luxembourg. Ils espèrent ainsi forcer l'ouverture d'un dialogue avec les autorités et obtenir des réponses concrètes sur les affectations et la gestion des surplus d'enseignants.
À la veille de la rentrée scolaire, cette action illustre les tensions persistantes entre le monde enseignant et les décideurs politiques autour de la mise en œuvre de réformes du système secondaire et de leur traduction en termes d'emplois et d'organisation scolaire. Pour les enseignants mobilisés, l'enjeu dépasse la seule question salariale : il s'agit de conditions d'enseignement, de continuité pédagogique et de l'état des réseaux scolaires dans une province rurale où les distances et les bassins d'écoles compliquent les solutions proposées.