La course en ligne masculine des Championnats du monde de Montréal se disputera dimanche 27 septembre sur un parcours exigeant de 273,7 kilomètres, entre Brossard et Montréal, avant de basculer sur le circuit urbain du Mont‑Royal pour la phase décisive. L’absence du tenant du titre, Tadej Pogačar, redessine les rapports de force et promet une épreuve ouverte, riche en stratégies.
Un final fait pour user
La portion finale consistera en plusieurs tours d’une boucle de 13,4 km, dominée par l’ascension répétée de la côte Camillien‑Houde : 1,67 km à 7,4 % de pente moyenne, avec des passages à 10 % par endroits. Sébastien Arsenault, président du comité d’organisation local, n’a pas tari d’images pour décrire ce relief déterminant :
« J’ai rapidement compris qu’avec Camillien‑Houde, j’avais le personnage principal de mon film »
Ce relief, répété tour après tour, devrait accroître la sélection et favoriser les coureurs capables d’enchaîner les efforts courts et puissants après déjà 200 kilomètres de course.
La Belgique en tête du peloton, mais sans garantie
Sur le papier, la Belgique apparaît comme la grande puissance de cette édition, portée par le duo Remco Evenepoel – Wout van Aert. Evenepoel, sacré la semaine précédente au contre‑la‑montre, vise un doublé contre‑la‑montre / course en ligne, discipline qu’il a déjà réalisée aux Jeux olympiques de Paris en 2024. Toutefois, l’absence d’un favori incontesté comme Pogačar rend la course plus imprévisible et ouvre des fenêtres tactiques pour les équipes ambitieuses.
Des rivaux prêts à profiter
Parmi les adversaires à surveiller, l’équipe de France promet d’être offensive. Elle pourra notamment compter sur Paul Seixas, auteur d’une performance remarqué sur ce même circuit : il avait pris la deuxième place du Grand Prix cycliste de Montréal, disputé le 13 septembre, derrière le Mexicain Isaac del Toro. La forme récente de Seixas plaide en faveur d’une participation offensive pour la sélection française, qui entend bousculer la hiérarchie.
- Distance totale : 273,7 km
- Boucle finale : 13,4 km par tour
- Côte décisive : Camillien‑Houde, 1,67 km à 7,4 % (jusqu’à 10 %)
| Élément | Caractéristique |
|---|---|
| Longueur totale | 273,7 km |
| Boucle finale | 13,4 km |
| Côte Camillien‑Houde | 1,67 km à 7,4 % (jusqu’à 10 %) |
La configuration de la course, longue et sélective, peut profiter tant aux leaders puissants capables d’un coup d’éclat qu’aux baroudeurs dotés d’une bonne résistance après d’innombrables relances. Le scénario d’un sprint réduit reste possible si le peloton parvient à maîtriser les offensives, mais la répétition de la côte devrait logiquement réduire les effectifs et favoriser les attaquants.
Conséquences pour le palmarès et la stratégie
Sans Pogačar, l’épreuve se présente comme une opportunité pour plusieurs nations de marquer les Championnats du monde. La Belgique, forte d’un banc solide autour d’Evenepoel et van Aert, part favorite mais devra composer avec des équipes déterminées et des coureurs en forme — à l’image de Paul Seixas pour la France.
La course féminine, qui précédera la masculine le samedi 26 septembre, retiendra aussi l’attention avec des noms comme la Néerlandaise Demi Vollering et la Belge Lotte Kopecky, double championne du monde en titre 2023 et 2024, toutes deux annoncées comme des prétendantes sérieuses sur le tracé de 180,4 km. La Canadienne Magdeleine Vallières Mill, tenante du titre, tentera de conserver sa couronne devant son public.
Dimanche, la lutte pour le maillot arc‑en‑ciel pourrait bien basculer au sommet de la côte Camillien‑Houde. Les équipes l’ont bien compris : le « personnage principal » du film montréalais pourrait bien décider du casting final.