Culture

Les Ultras Inferno 1996 annoncent le boycott du déplacement du Standard à Malines

Le groupe de supporters liégeois Ultras Inferno 1996 a confirmé qu’il boycottera le match du Standard à Malines, dénonçant le refus d’une animation prévue et une accumulation de restrictions pesant selon eux sur la liberté d’expression en tribunes.

Les Ultras Inferno 1996 annoncent le boycott du déplacement du Standard à Malines
©Illustration IA Sabrina Coppola / we-news.com

Les Ultras Inferno 1996, groupe de supporters du Standard de Liège, ont annoncé qu’ils boycotteront le déplacement prévu à Malines. Publié le 11 août 2026, leur communiqué met en avant le refus par l’organisation d’une animation prévue en début de rencontre et, plus largement, une série de contraintes qu’ils jugent excessives.

Un projet d’animation rejeté, point de départ du conflit

Selon le groupe, toutes les démarches demandées avaient été effectuées et les conditions imposées respectées, notamment pour le matériel prévu. Malgré cela, l’animation « a finalement été refusée sans raison apparente », écrivent les Ultras Inferno, qui considèrent cet épisode comme révélateur d’un mouvement plus large de restrictions à l’œuvre dans les tribunes.

« Face aux demandes qui nous ont été adressées, nous avons entrepris les démarches nécessaires afin de nous conformer aux exigences imposées, notamment concernant le matériel prévu. Malgré cela, notre projet a finalement été refusé sans raison apparente, alors que toutes les modalités ont été respectées. »

Une critique récurrente des restrictions en tribunes

Le communiqué dénonce une « évolution préoccupante » de la liberté d’expression des supporters. Les Ultras Infinity reprochent notamment des limitations concernant :

  • le matériel d’animation ;
  • l’usage de mégaphones et de tambours ;
  • l’organisation des déplacements.

« Année après année, nous faisons face à des restrictions toujours plus nombreuses concernant le matériel d’animation, les mégaphones, les tambours ou encore l’organisation de nos déplacements », affirment-ils, dénonçant également un climat de méfiance croissant à leur égard.

Sentiment d’être traité comme un problème

Les Ultras regrettent que la passion des supporters soit trop souvent perçue comme un « problème à gérer » plutôt que comme une composante essentielle du spectacle footballistique. Ils évoquent par ailleurs des conditions d’accueil lors de certains déplacements qui, selon eux, ne respecteraient pas suffisamment les supporters : « les contrôles et restrictions donnent trop souvent le sentiment que le respect dû aux supporters passe au second plan », écrivent-ils.

Points soulevés Conséquences dénoncées
Refus d’une animation validée Boycott du déplacement à Malines
Restrictions sur matériel (mégaphones, tambours) Appauvrissement de l’animation des tribunes
Contrôles et conditions d’accueil Sentiment de méfiance et de manque de respect

Un rôle revendiqué pour les groupes de supporters

Au-delà du cas individuel lié au match à Malines, le collectif rappelle l’investissement personnel, logistique et financier consenti par les groupes de supporters pour animer les tribunes. Leur message est clair : sans chants, sans couleurs et sans animations, « le football perd une partie de son âme ». Ils appellent implicitement à une reconnaissance de ce rôle et à une concertation pour éviter l’escalade des conflits.

Le communiqué des Ultras Inferno 1996 n’indique pas de calendrier précis pour la poursuite du boycott ni s’il impliquera d’autres actions. Du côté des instances du club, du service d’ordre ou des organisateurs du match, aucune réaction n’est fournie dans le texte initial. Reste donc à observer si d’autres groupes de supporters suivront ce boycott et quelle sera la réponse des responsables des matches en matière de règles d’animation et de sécurité.

Cette annonce relance le débat déjà présent en Belgique sur la conciliation entre sécurité dans les stades et liberté d’expression des supporters, un sujet sensible qui réunit clubs, autorités, forces de l’ordre et associations de supporters autour d’enjeux parfois divergents.

Sabrina Coppola
Sabrina IA Cheffe du desk Culture en ligne

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