Le prix maximum du diesel B7 augmentera mercredi, a annoncé mardi le SPF Économie. Le prix passe à 2,468 € le litre, soit une hausse de 6,1 centimes par rapport au barème précédent. Il se situe ainsi à quelques centimes du record historique de 2,489 € le litre atteint le 9 avril 2026.
Un coup de pouce du marché pétrolier
Cette remontée s'inscrit dans un contexte de flambée des cours : le baril de pétrole dépassait mardi les 107 dollars. Le SPF Économie précise que d'autres prix maxima seront relevés à partir de mercredi, notamment pour le diesel à usage agricole et pour le gasoil de chauffage. Si le baril continue d'augmenter, le record pourrait être dépassé dans les jours à venir.
Impact concret sur les budgets
Pour les particuliers, l'évolution se traduit immédiatement à la pompe : une hausse de quelques centimes par litre augmente significativement la dépense mensuelle pour les ménages qui effectuent beaucoup de kilomètres. Pour les indépendants et les entreprises de transport, la hausse du prix du gazole renchérit les coûts opérationnels et peut se répercuter sur le prix des biens et services transportés.
- Diesel B7 : 2,468 €/l (hausse de 6,1 c€/l).
- Record historique : 2,489 €/l (9 avril 2026).
- Baril de pétrole : > 107 $ mardi.
La sensibilité de l'inflation aux prix de l'énergie rend ces variations particulièrement surveillées par les ménages et les autorités. Une hausse soutenue du diesel peut entretenir des pressions inflationnistes, notamment sur les services de transport et certains produits agricoles.
Qui est le plus exposé ?
Plusieurs catégories d'usagers sont directement affectées :
- Les navetteurs et ménages parcourant de longues distances en voiture ;
- Les indépendants (artisans, livreurs) pour qui le carburant constitue une part importante des coûts ;
- Les exploitations agricoles et les propriétaires de chaudières au gasoil, qui verront leurs factures augmenter en conséquence.
Les autorités locales et fédérales suivent de près ces évolutions. Le relèvement des prix maxima par le SPF Économie encadre les prix à la pompe mais ne neutralise pas la transmission des tensions internationales sur les marchés pétroliers vers le consommateur final.
Scénarios à court terme
Plusieurs scénarios restent possibles selon l'évolution du prix du baril :
- Si le baril se stabilise ou redescend, les prix maxima pourraient rester stables ou reculer graduellement ;
- Si la hausse des cours se poursuit, le record historique pourrait être dépassé, entraînant des poussées de coût pour les secteurs dépendants du diesel ;
- Des mesures fiscales ou ciblées (réductions temporaires de taxes, aides) pourraient être envisagées par les autorités si la pression sur les ménages et les secteurs essentiels devenait trop lourde, mais aucune mesure nouvelle n'a été annoncée par le SPF Économie lors de cette communication.
En attendant, la hausse annoncée pèse directement sur le portefeuille des utilisateurs de diesel. Pour les consommateurs et les professionnels, suivre l'évolution quotidienne des prix et adopter des solutions d'économies (covoiturage, optimisation des tournées, vérification de la pression des pneus, conduite économe) demeure la réponse immédiate à leur portée.
| Item | Valeur |
|---|---|
| Prix diesel B7 (nouveau) | 2,468 €/l |
| Hausse | +0,061 €/l |
| Record précédent | 2,489 €/l (09/04/2026) |
| Prix du baril | > 107 $ |
La trajectoire des prix à la pompe dépendra donc étroitement de l'évolution des marchés pétroliers internationaux dans les prochaines semaines, ainsi que des décisions éventuelles des autorités pour amortir l'impact sur les consommateurs et certains secteurs économiquement fragiles.