Le ministre de l’Enseignement supérieur, de la Recherche scientifique et de l’Innovation du Maroc, Azzeddine El Midaoui, a présidé une réunion de la Commission nationale de coordination de l’enseignement supérieur (CNCES) au siège du ministère à Rabat. La séance s’est tenue en mode hybride, mêlant présentiel et visioconférence.
Ordre du jour centré sur les restructurations et l’accréditation
Les travaux ont porté sur plusieurs dossiers institutionnels et pédagogiques. La commission a examiné notamment :
- des projets de création et de réorganisation d’établissements universitaires publics ;
- des projets de cahiers des normes pédagogiques nationales ;
- des demandes d’accréditation de filières proposées par des établissements d’enseignement supérieur, au titre de la session 2026 ;
- des demandes émanant d’établissements privés d’enseignement supérieur ;
- quelques projets de textes législatifs et réglementaires relatifs aux établissements sectoriels d’enseignement supérieur.
La tenue de la réunion en format hybride illustre la continuité des procédures d’instruction et de coordination malgré les contraintes logistiques, permettant aux membres et aux experts intervenant à distance de participer aux débats décisionnels.
Un examen institutionnel aux implications multiples
Les points abordés par la CNCES touchent au cœur de l’organisation du paysage universitaire : la création et la réorganisation d’établissements publics influeront sur l’offre de formation, la gouvernance et l’affectation des ressources. De même, la définition et la mise à jour des cahiers des normes pédagogiques nationales visent à encadrer la qualité des enseignements et les modalités d’évaluation des acquis.
L’instruction des demandes d’accréditation de filières pour la session 2026 constitue, pour les établissements, une étape déterminante pour la reconnaissance officielle des formations et leur attractivité auprès des étudiant·es. L’examen des dossiers des établissements privés atteste par ailleurs de la volonté des autorités de suivre et d’homologuer l’offre non publique selon des critères nationaux.
| Thèmes examinés | Finalité |
|---|---|
| Création/réorganisation d’établissements publics | Adapter l’offre d’enseignement supérieur |
| Cahiers des normes pédagogiques nationales | Harmoniser la qualité des formations |
| Accréditation des filières (session 2026) | Valider les cursus et assurer leur reconnaissance |
| Demandes d’établissements privés | Contrôler et encadrer l’offre privée |
| Projets de textes législatifs et réglementaires | Encadrer les établissements sectoriels |
Ces décisions et recommandations, une fois consolidées, auront des conséquences concrètes pour les universités, les écoles supérieures et les étudiant·es : adaptation de l’offre aux besoins du marché du travail, exigences renouvelées en matière de programmes et d’évaluation, et éventuelles modifications dans l’organisation institutionnelle de certains établissements.
La réunion illustre la place centrale accordée par le ministère à la coordination nationale des politiques d’enseignement supérieur et à la mise en conformité des établissements avec des normes nationales communes, en amont de la mise en œuvre opérationnelle des décisions.
La CNCES joue ainsi un rôle d’interface technique et réglementaire entre l’autorité ministérielle et les établissements, en veillant notamment à la qualité, à l’homogénéité des standards et à la conformité des projets de formation et d’organisation au cadre légal en vigueur.