Le programme d'enseignement organisé à raison de deux séances par jour a été étendu dans de nombreuses localités et tend à s'imposer comme une pratique régulière. Les autorités éducatives centrales ont délivré des orientations précises, mais sur le terrain persistent des difficultés liées au personnel enseignant, aux installations scolaires et aux besoins financiers.
Des instructions nationales pour une organisation encadrée
Le dossier s'appuie sur la directive gouvernementale n° 17/CT-TTg du 6 juin 2025 relative à l'organisation des deux séances quotidiennes et aux activités estivales. Le ministère de l'Éducation et de la Formation a complété cette directive par deux courriers officiels destinés aux autorités locales et établissements scolaires : la lettre n° 4567/BGD&ĐT-GDPT du 5 août 2025 et la lettre n° 5215/BGD&ĐT-GDPT datée du 3 septembre 2025.
Ces documents précisent les objectifs et les principes attendus : mettre en œuvre de manière efficace le programme d'enseignement général, favoriser le développement des qualités et des compétences des élèves, éviter la surcharge des élèves, des enseignants et des familles, et adapter l'organisation aux réalités locales.
Consignes aux départements provinciaux et aux communes
Le ministère a chargé les départements provinciaux de conseiller les comités populaires provinciaux pour l'élaboration de plans de mise en œuvre. Les missions demandées comprennent notamment :
- la révision et le renforcement des équipes enseignantes ;
- l'amélioration des installations et du matériel pédagogique ;
- l'identification des besoins de financement ;
- l'élaboration d'une feuille de route adaptée aux conditions locales.
Les autorités locales sont par ailleurs tenues de publier leurs propres plans d'organisation, de façon à assurer une mise en œuvre coordonnée et transparente.
| Document | Date |
|---|---|
| Directive gouvernementale n° 17/CT-TTg | 6 juin 2025 |
| Lettre ministérielle n° 4567/BGD&ĐT-GDPT | 5 août 2025 |
| Lettre ministérielle n° 5215/BGD&ĐT-GDPT | 3 septembre 2025 |
Des objectifs clairs mais des contraintes persistantes
Le cadrage ministériel insiste sur la nécessité d'éviter la surcharge des élèves, des enseignants et des parents et de veiller à l'adaptation locale. Pourtant, selon les comptes rendus de mise en place, de nombreuses écoles rencontrent des obstacles concrets : manque d'enseignants pour doubler les plages horaires, locaux insuffisants pour accueillir deux groupes successifs, matériel pédagogique à renouveler ou à compléter, et besoins de financement non encore garantis par les administrations locales.
Ces difficultés soulignent l'écart entre les objectifs formels — qualité pédagogique et bien-être des élèves — et la capacité opérationnelle des établissements. Le ministère a tenté d'atténuer ces risques en préconisant l'appel à des experts, artisans, artistes, entraîneurs et athlètes pour enrichir les activités scolaires, mais la mobilisation de ces ressources complémentaires dépend largement des moyens et de la volonté des provinces et communes.
Conséquences pour les acteurs de l'école
Pour les élèves et leurs familles, l'organisation en deux séances promet une plus grande diversité d'activités et potentiellement un apprentissage plus progressif. Pour les enseignants, elle peut signifier une augmentation de la charge de travail si le renfort des effectifs n'est pas assuré. Pour les autorités locales, c'est un défi logistique et budgétaire : adapter les bâtiments, réorganiser les emplois du temps, et financer le personnel et les nouveaux équipements.
La réussite de cette transformation dépendra donc de la capacité des départements provinciaux et des communes à traduire les orientations nationales en plans réalistes, assortis des moyens suffisants. Sans cela, le double-cours risque de rester une réforme incomplètement appliquée, avec des effets contrastés selon les territoires.