La Belgique a sollicité samedi le mécanisme de protection civile de l’Union européenne pour faire face à l’incendie majeur qui se développe depuis vendredi dans les Fagnes, en province de Liège, a confirmé la commissaire européenne chargée de la gestion des crises, Hadja Lahbib.
Des moyens européens et bilatéraux mobilisés
Cette activation permet d’appeler des renforts et du matériel provenant d’autres États membres ou des réserves européennes rescEU. Selon la commissaire, un hélicoptère et deux avions de la flotte UE ont été mis en route pour soutenir les opérations de lutte contre le feu.
« Un hélicoptère et deux avions de notre flotte UE sont en route. »
Concrètement, un hélicoptère rescEU spécialisé dans la lutte contre les feux de forêt provient de la Tchéquie. Il est attendu sur place samedi et devrait, selon les estimations, commencer ses interventions dimanche pour une durée d’environ trois jours. Le Centre de coordination européen de la réaction d’urgence dépêche également deux avions depuis la Suède ; leur heure d’arrivée n’était pas confirmée samedi.
Outre ces moyens issus des réserves européennes, les Pays-Bas ont offert deux hélicoptères. L’un d’eux est attendu sur le terrain dès ce samedi ; la disponibilité opérationnelle est planifiée de sorte que les appareils soient en mesure d’intervenir dimanche, et au moins un d’entre eux lundi. Le Centre de coordination européen indique aussi être en contact avec d’autres pays partenaires, dont la Norvège, qui pourrait fournir des appuis supplémentaires.
Renforts nationaux et appui de la Défense
Sur le terrain, les secours ont déjà mobilisé des équipes venues d’autres provinces et d’Allemagne, tandis que des volontaires locaux — notamment des agriculteurs — ont contribué aux opérations en puisant de l’eau dans les lacs de la Gileppe et d’Eupen. Dans la nuit, les autorités locales faisaient état d’un étendue initiale d’environ une centaine d’hectares touchés ; samedi matin, ce chiffre avait été réévalué à 850 hectares.
La Protection civile a demandé un renfort de la Défense : une dizaine de militaires devaient être déployés dès samedi midi, accompagnés principalement de trois véhicules Panther, des camions de lutte aéroportuaire stationnés sur les bases aériennes de la Défense. Le ministre de la Défense avait également évoqué l’acheminement de camions pompiers nouvelle génération, signalant une coordination renforcée entre acteurs civils et militaires.
Situation sur le terrain et perspectives
Les autorités provinciales et locales maintiennent la mobilisation maximale pour protéger les populations et les biens exposés. Les opérations de terrain se poursuivent jour et nuit, et la présence d’appareils aériens européens doit permettre d’augmenter la capacité d’intervention à court terme.
Les moyens annoncés :
- 1 hélicoptère rescEU (Tchéquie) — attendu samedi, opérationnel dimanche pour environ trois jours ;
- 2 avions spécialisés (envoyés depuis la Suède) — heure d’arrivée non confirmée samedi ;
- 2 hélicoptères offerts par les Pays-Bas — un appareil attendu samedi, disponibilité opérationnelle dimanche et lundi ;
- Renforts nationaux et transfrontaliers (zones de secours d’autres provinces, Allemagne) ;
- Appui de la Défense : une dizaine de militaires et trois véhicules Panther.
| Élément | Statut |
|---|---|
| Surface initiale estimée (vendredi soir) | ~100 ha |
| Surface réévaluée (samedi matin) | 850 ha |
| Durée estimée d’intervention du hélicoptère rescEU | ~3 jours |
Les autorités restent prudentes quant à l’évolution du sinistre : la présence d’un important panache de fumée et la configuration du terrain compliquent les manœuvres. Les équipes sur place poursuivent l’évaluation des risques pour l’habitat et les infrastructures.
Cette demande d’activation du mécanisme de protection civile illustre la coopération européenne en matière de gestion des catastrophes et la dépendance croissante aux réserves rescEU pour faire face aux vagues de feux qui ont touché plusieurs pays ces dernières semaines.
Le parquet provincial et les services compétents poursuivront la coordination opérationnelle et la surveillance de l’incendie dans les heures qui viennent, tandis que les autorités locales maintiennent les dispositifs d’alerte pour la population.