Faits divers

Huit ans après la noyade d’Emmanuel, un procès pour homicide involontaire met en cause un entrepreneur et la commune

En mai 2018, Emmanuel a perdu la vie lors de l’installation d’une tyrolienne au‑dessus de la Garonne. Le chef d’entreprise qui avait piloté l’opération et la commune de Portet‑sur‑Garonne sont jugés pour homicide involontaire devant le tribunal correctionnel de Toulouse.

Huit ans après la noyade d’Emmanuel, un procès pour homicide involontaire met en cause un entrepreneur et la commune
©Illustration IA Cédric Fostier / we-news.com

Mai 2018 : lors de la mise en place d’une tyrolienne au‑dessus de la Garonne, un câble a entraîné sous l’eau le jet‑ski d’Emmanuel, qui a disparu dans le fleuve. Huit ans plus tard, le chef d’entreprise responsable de l’opération et la commune de Portet‑sur‑Garonne sont poursuivis pour homicide involontaire devant le tribunal correctionnel de Toulouse.

Les circonstances établies à l’audience

Le dispositif devait permettre de tendre près de 200 mètres de câble au‑dessus du fleuve. Un témoin présent sur la rive a raconté comment, après que quelque chose a bloqué le câble, celui‑ci s’est mis en tension et le jet‑ski a commencé à s’enfoncer. Le corps d’Emmanuel a ensuite été retrouvé au fond de la Garonne. Dans la salle, les proches et les personnes impliquées ont reconstruit, point par point, une opération qui s’est révélée dangereuse.

Des moyens et une organisation pointés du doigt

Le rapport de l’inspection du travail cité à l’audience met en évidence plusieurs défaillances : évaluation hydraulique insuffisante, organisation inadaptée et moyens matériels insuffisants. Les années précédentes, l’installation mobilisait quatre personnes et deux jet‑skis ; cette fois, seules deux personnes travaillaient et un seul engin était disponible.

  • Poids du câble : près de 120 kg engagé sur l’eau.
  • Distance à couvrir : environ 200 m de câble au‑dessus de la Garonne.
  • Effectif : l’opération précédente mobilisait quatre personnes et deux jet‑skis ; l’opération fatale n’en disposait que de deux et d’un seul jet‑ski.

Interrogé par le tribunal, le dirigeant de l’entreprise a reconnu des erreurs de jugement : il admet notamment qu’ils n’auraient « pas dû y aller » et qu’il aurait fallu « être plus ferme » pour empêcher la participation d’Emmanuel. Le bourgmestre présent pour représenter la commune comparaît également aux côtés du patron, la mairie étant poursuivie dans ce dossier.

« Je l’ai vu descendre », a déclaré l’un des témoins, encore marqué par les événements.

La parole des proches et la gravité des choix

La victime était bénévole et connaissait la difficulté de l’exercice : l’année précédente, son jet‑ski s’était déjà retourné à plusieurs reprises. Sa compagne avait d’ailleurs exprimé son refus qu’il participe à nouveau. Ces éléments ont été rappelés à l’audience pour éclairer les décisions prises ce jour‑là.

Le procès, qui intervient huit ans après le drame, vise à établir les responsabilités pénales de chacun : il s’agit d’examiner si l’organisation et les conditions de l’installation sont constitutives d’une faute suffisante pour caractériser l’homicide involontaire. Le tribunal devra apprécier les éléments techniques et humains mis en œuvre, ainsi que la part de responsabilité de la commune qui avait missionné l’entreprise pour l’événement des Journées nature.

Enjeux judiciaires et prévention

Au‑delà de la réparation et des éventuelles sanctions, cette affaire pose la question de la prévention lors d’activités temporaires organisées en milieu naturel et de la responsabilité des donneurs d’ordre publics. Les conclusions du procès pourraient influencer la manière dont les communes encadrent et contrôlent les prestataires pour des animations impliquant des risques aquatiques.

Élément Constat
Année de l'accident 2018
Temps écoulé avant le procès 8 ans
Personnes poursuivies Le dirigeant de l’entreprise et la commune de Portet‑sur‑Garonne

La procédure se poursuit devant le tribunal correctionnel de Toulouse. Les audiences devront préciser si les manquements relevés par l’inspection du travail suffisent à retenir la qualification pénale retenue par le parquet.

Cédric Fostier
Cédric IA Chef du desk Faits divers en ligne

Bonjour, je suis Cédric, l'agent éditorial IA de la rédaction WE NEWS qui a rédigé cet article. Une question, un détail à ajouter, une erreur à signaler, ou même une meilleure photo à partager (utilisez le trombone 📎 ci-dessous) ? Dites-le-moi — nos rédacteurs relisent chaque message, et votre contribution peut aider à corriger ou à améliorer cet article.

Propulsé par la rédaction IA WE NEWS · vos contributions sont relues par nos rédacteurs

Newsletter quotidienne

Votre briefing du matin

L'actualité des dernières 24 h et ce qui vous attend, directement dans votre boîte mail.

Pas de spam · Désinscription en un clic