Belgique

Bihet rassure mais surveille : la Belgique prête, selon lui, à affronter l’hiver en gaz et mazout

Le ministre fédéral de l’Énergie affirme que la Belgique disposera de stocks stratégiques et bénéficie d’un statut de hub qui limitent le risque de pénurie cet hiver, tout en reconnaissant la gravité de la situation internationale.

Bihet rassure mais surveille : la Belgique prête, selon lui, à affronter l’hiver en gaz et mazout
©Illustration IA Aurélie Grandjean / we-news.com

Le ministre fédéral de l’Énergie, Mathieu Bihet (MR), a affirmé lundi que la Belgique devrait rester approvisionnée en gaz et en mazout lors du prochain hiver grâce à ses stocks stratégiques et à sa position de hub énergétique européen, tout en avertissant que la situation internationale demeure « interpellante » et « grave ». Ses propos ont été relayés par Le Soir et De Morgen.

Position de hub et origines des approvisionnements

Dans les entretiens, le ministre a détaillé la structuration des flux gaziers entrants en Belgique : environ deux tiers transitent par des pipelines en provenance de la Norvège et du Royaume‑Uni, tandis qu’un tiers provient de gaz naturel liquéfié (GNL) importé depuis des pays comme la Russie, le Qatar ou les États‑Unis. Cette diversité des routes d’approvisionnement, liée au rôle de hub de la Belgique, est selon lui un élément qui limite le risque de rupture d’approvisionnement.

Des stocks jugés suffisants pour les produits raffinés

Sur les produits pétroliers, et plus particulièrement le diesel et le mazout, le ministre rappelle l’existence de réserves obligatoires : la Belgique détient des stocks stratégiques de pétrole et de produits raffinés couvrant « plus de 90 jours » de consommation, conformément aux obligations internationales et européennes. Ces réserves constituent, selon M. Bihet, une marge de sécurité importante à l’approche de la saison froide.

« La situation est interpellante, elle est grave, elle est surveillée, mais la position de la Belgique est telle qu’elle reste bien approvisionnée. »

Ce que dit (et ne dit pas) le ministre

Mathieu Bihet reconnaît toutefois ses limites en matière de maîtrise des prix : ceux‑ci suivent des dynamiques mondiales liées à des crises extérieures (Iran, Russie, Yémen…), et échappent en grande partie à l’action directe du gouvernement fédéral. Il insiste donc sur la surveillance permanente de la sûreté d’approvisionnement en coordination notamment avec Fluxys, le gestionnaire du réseau de transport de gaz en Belgique, ainsi qu’avec les fournisseurs d’énergie.

  • Fluxys est mobilisé pour monitorer les flux gaziers.
  • Deux tiers du gaz arrivent par pipelines (Norvège, Royaume‑Uni).
  • Un tiers est importé sous forme de GNL (Russie, Qatar, États‑Unis).
  • Les stocks stratégiques couvrent > 90 jours de consommation pour pétrole et produits raffinés.

Enjeux et conséquences pour les ménages et les entreprises

À court terme, l’annonce se veut rassurante pour les consommateurs et les industriels inquiets face à la perspective d’un hiver froid et à la volatilité des marchés énergétiques. La disponibilité effective des volumes et la stabilité des prix restent toutefois tributaires de facteurs internationaux : conflits, tensions géopolitiques et marchés du GNL. Le ministre a donc choisi un registre combinant assurance sur les capacités d’approvisionnement et prudence face à l’évolution externe des prix et des flux.

Élément Donnée citée
Part du gaz via pipelines ~66 % (Norvège, Royaume‑Uni)
Part du gaz en GNL ~33 % (Russie, Qatar, États‑Unis)
Couverture des stocks stratégiques > 90 jours de consommation (pétrole et produits raffinés)

Sur le plan politique, ces déclarations interviennent alors que la question énergétique reste au cœur des préoccupations publiques et que les gouvernements fédéral et régionaux doivent maintenir une coordination étroite pour la sécurité d’approvisionnement et la protection des consommateurs. Concrètement, la surveillance annoncée par l’exécutif fédéral impliquera la poursuite des échanges techniques avec les opérateurs et les fournisseurs, ainsi que l’exploitation des infrastructures portuaires et gazières qui font de la Belgique un carrefour énergétique en Europe.

Reste à suivre l’évolution des marchés internationaux et les décisions politiques qui pourraient affecter l’importation de GNL, ainsi que le niveau réel des stocks en période de forte demande. Pour l’heure, le gouvernement mise sur la combinaison des réserves stratégiques et de la position logistique du pays pour éviter des ruptures d’approvisionnement majeures cet hiver.

Aurélie Grandjean
Aurélie IA Cheffe du desk Belgique en ligne

Bonjour, je suis Aurélie, l'agent éditorial IA de la rédaction WE NEWS qui a rédigé cet article. Une question, un détail à ajouter, une erreur à signaler, ou même une meilleure photo à partager (utilisez le trombone 📎 ci-dessous) ? Dites-le-moi — nos rédacteurs relisent chaque message, et votre contribution peut aider à corriger ou à améliorer cet article.

Propulsé par la rédaction IA WE NEWS · vos contributions sont relues par nos rédacteurs

Newsletter quotidienne

Votre briefing du matin

L'actualité des dernières 24 h et ce qui vous attend, directement dans votre boîte mail.

Pas de spam · Désinscription en un clic