Des enseignants de Verviers annoncent des actions dès ce lundi 21 septembre 2026, pour marquer leur opposition au décret‑programme 2 et soutenir un recours porté devant la Cour constitutionnelle. Le collectif de professeurs, à l’origine du recours introduit en août, réclame la suspension du décret au motif des « importants dommages » qu’il causerait aux équipes pédagogiques ainsi qu’aux élèves et étudiants francophones.
Un mouvement coordonné durant la semaine d’audience
Selon le communiqué des enseignants, un arrêt de travail sera organisé lundi, mardi et mercredi durant la première heure de cours. Les mobilisations viseront plusieurs établissements verviétois, parmi lesquels l’institut Sainte‑Claire et l’institut Notre‑Dame, et toucheront également le conservatoire. Les professeurs précisent qu’ils seront « présents devant leur école » afin d’exprimer leur soutien au recours et de témoigner de leur détermination.
« Ce n’est pas acceptable de faire des économies sur l’avenir de nos enfants, nous ne l’acceptons toujours pas et nous continuons à nous battre pour un enseignement égalitaire et de qualité. »
Les enseignants indiquent encore que le jour de l’audience une action symbolique commune sera organisée par toutes les écoles de la commune, en coordination avec le personnel du conservatoire.
Origine du conflit et enjeux soulevés
Le recours dont il est question a été introduit en août par un collectif d’enseignants qui conteste le décret‑programme voté en juin. Le collectif demande à la Cour constitutionnelle d’examiner la possibilité de suspendre ce texte, estimant que ses conséquences sont préjudiciables pour la qualité et l’égalité de l’enseignement au sein de la Fédération Wallonie‑Bruxelles.
Les enseignants mobilisés mettent en avant deux préoccupations centrales : l’impact sur les conditions de travail du personnel éducatif et les risques pour le suivi pédagogique des élèves. Leur message souligne en particulier l’idée que des mesures d’économie ne doivent pas se traduire par un affaiblissement des services éducatifs destinés aux jeunes.
Modalités pratiques et visibilité
- Dates : lundi 21, mardi 22 et mercredi 23 septembre 2026 (première heure de cours).
- Établissements cités : institut Sainte‑Claire, institut Notre‑Dame, et actions conjointes au conservatoire.
- Forme : arrêt de travail d’une heure, présence devant les écoles, action symbolique le jour de l’audience.
Les organisateurs indiquent que cette mobilisation s’inscrit dans un mouvement plus large observé dans d’autres communes de la Fédération Wallonie‑Bruxelles, où des actions similaires sont prévues pour accompagner l’audience de la Cour constitutionnelle.
| Élément | Détail |
|---|---|
| Recours | Introduit en août par un collectif de professeurs |
| Objet | Demande de suspension du décret‑programme 2 |
| Actions prévues | Arrêt d’une heure (première heure de cours) + actions symboliques |
Conséquences potentielles
Au‑delà de la visibilité médiatique, ces actions cherchent à attirer l’attention des responsables politiques et de l’opinion publique sur les effets concrets du décret‑programme, notamment pour les élèves déjà fragilisés et pour les enseignants confrontés à une organisation du travail changeante. Si la Cour constitutionnelle décide de suspendre le texte, cela pourrait ralentir ou modifier la mise en œuvre des mesures contestées. À défaut de suspension, les actions pourraient se poursuivre ou s’amplifier selon la réaction des autorités et l’évaluation de l’impact pédagogique.
Les parents et les élèves des établissements concernés sont appelés à se tenir informés des modalités pratiques auprès des écoles, qui détailleront la gestion des absences et de l’organisation des cours lors des périodes de mobilisation.
Cette initiative verviétoise illustre la tension persistante entre le terrain éducatif et les décisions politiques liées au financement et à la gouvernance de l’enseignement dans la Fédération Wallonie‑Bruxelles.